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Il y a 13 entrées dans Nicot, Thresor de la langue française (1606) (Go), Dictionnaire de L'Académie française, 1st Edition (1694) (Go), Dictionnaire de L'Académie française, 4th Edition (1762) (Go), Dictionnaire de L'Académie française, 5th Edition (1798) (Go), Dictionnaire de L'Académie française, 6th Edition (1832-5) (Go), Dictionnaire de L'Académie française, 8th Edition (1932-5) (Go)

Nicot, Thresor de la langue française (1606)

sonner (Page 600)
Sonner, Sonare, Recinere.

Sonner diversement, Discrepare.

Faire sonner une corde, Elicere sonum neruorum.

Quand l'or, l'argent, airain, fer, estain, et semblables sonnent, Tinnire.

Sonner aucun, pour appeler.

Airains sonnans, Tinnula aera.

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Dictionnaire de L'Académie française, 1st Edition (1694)

Sonner (Page 487)
Sonner. v. n. Rendre un son. Les cloches sonnent. cet escu est faux, faites le sonner, vous verrez qu'il ne vaut rien. l'horloge vient de sonner. voilà midy qui sonne, cela sonne creux. j'entends sonner la trompette. il son ne bien de la trompette. il sonne bien du cor.

On dit, qu'Un vers, qu'une stance, qu'une periode sonne bien, pour dire, que L'arrangement des paroles en est harmonieux. Et on dit, qu'Un mot sonne bien à l'oreille, pour dire, que Le son en est agreable.

On dit prov. qu'Une action sonne bien, ne sonne pas bien, qu'elle sonne mal dans le monde, pour dire, qu'Elle est bien ou mal receüe du public.

On dit fig. Faire sonner bien haut une action, une victoire, une conqueste, un service, un bon office, &c. pour dire, Vanter exaggerer, faire valoir beaucoup une action, une victoire, une conqueste, un service qu'on a rendu.

Sonner, est aussi actif. Sonner les cloches. sonner la sonnette. sonner la clochette. cette horloge a sonné onze heures. elle vient de sonner midy. sonner le tocsin. sonner la retraite. sonner vespres. sonner matines. sonner le sermon. sonner le disner. sonner le premier coup, le dernier coup de vespres, de matines, ou simplement, Sonner le premier, sonner le dernier.

On dit aussi absolument. Sonner pour les morts. on a sonné toute la nuit.

On dit prov. & fig. qu'On ne sçauroit sonner les cloches & aller à la procession, pour dire, que Lors qu'on fait de certaines choses, il n'est pas possible d'en faire certaines autres en mesme temps.

On dit en termes de Chasse, Sonner la curée. Et en termes de guerre, Sonner le bouteselle. sonner la charge. sonner la retraite.

On dit prov. & fig. qu'Il est temps de sonner la retraite, pour dire, qu'Il est temps de se retirer du commerce du monde.

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Dictionnaire de L'Académie française, 4th Edition (1762)

SONNER (Page 741)
SONNER signifie aussi, Être indiqué, marqué, annoncé par quelque son. Vêpres sonnent à la Paroisse. Le sermon sonne à la Cathédrale. Voilà midi qui sonne.

SONNER (Page 741)
SONNER est aussi actif, & signifie, Tirer du son, faire rendre du son. Sonner les cloches. Sonner la sonnette. Sonner la clochette. Sonner le tocsin.

Il signifie encore, Indiquer, marquer, annoncer quelque chose par un certain son. Sonner Vêpres. Sonner le Sermon.

On dit aussi, en parlant Des Offices de l'Église, pour lesquels on sonne plusieurs coups, Sonner le premier coup, le dernier coup de Vêpres, de Matines; ou simplement, Sonner le premier, sonner le dernier.

On dit, Sonner ses gens, pour dire, Sonner la sonnette pour faire venir ses domestiques.

On dit aussi absolument, Sonner pour les morts. On a sonné toute la nuit pour un tel.

On dit proverbialement & figurément, qu'On ne sauroit sonner les cloches & aller à la Procession, pour dire, que Lorsqu'on fait de certaines choses, il y en a d'autres qu'il n'est pas possible de faire en même temps. Il est populaire.

On dit en termes de Chasse, Sonner le débûcher, sonner le laisser courre, sonner du gros ton, sonner du grêle, &c. Et en termes de Guerre, Sonner la charge, sonner la retraite, sonner le boutte-selle, sonner à cheval, pour dire, Sonner pour faire monter à cheval la Cavalerie, &c.

On dit proverbialement & figurément, qu'Il est temps de sonner la retraite, pour dire, qu'Il est temps de se retirer du commerce du monde.

On dit aussi figurément & familièrement, Ne sonner mot, pour dire, Ne dire mot. Tel est mon projet, mais je vous prie de n'en sonner mot. J'eus beau lui faire des reproches, il ne sonna mot.

SONNER. v.n. (Page 741)
SONNER. v.n. Rendre un son. Les cloches sonnent. Cet écu est faux, faites-le sonner, vous verrez qu'il ne vaut rien. Cela sonne creux. J'entends sonner de la trompette. Il sonne bien de la trompette. Sonner de la trompe, ou absolument, sonner. Ce Piqueur sonne bien.

En termes de Grammaire, on dit figurément, qu'Il faut, ou qu'il ne faut pas faire sonner une lettre, pour dire, qu'Une lettre doit être pleinement exprimée dans la prononciation, ou qu'il ne faut presque point l'y faire sentir. R du substantif Mer, doit toujours sonner; mais R de l'infinitif Aimer, ne doit sonner que devant une voyelle.

On dit aussi figurément, qu'Un mot sonne bien à l'oreille, pour dire, que Le son en est agréable.

On dit de même figurément, qu'Un vers, qu'une stance, qu'une période sonne bien, pour dire, que L'arrangement des paroles en est harmonieux.

On dit proverbialement, qu'Une action sonne bien, ne sonne pas bien, qu'elle sonne mal dans le monde, pour dire, qu'Elle est bien ou mal reçue du Public.

On dit figurément & familièrement, Faire sonner bien haut une action, une victoire, une conquête, sa qualité, un service, un bon office, &c. pour dire, Vanter, exagérer, faire valoir beaucoup une action, une victoire, une conquête, sa qualité, un service qu'on a rendu.

SONNER signifie aussi, Être indiqué, marqué, annoncé par quelque son. Vêpres sonnent à la Paroisse. Le sermon sonne à la Cathédrale. Voilà midi qui sonne.

SONNER est aussi actif, & signifie, Tirer du son, faire rendre du son. Sonner les cloches. Sonner la sonnette. Sonner la clochette. Sonner le tocsin.

Il signifie encore, Indiquer, marquer, annoncer quelque chose par un certain son. Sonner Vêpres. Sonner le Sermon.

On dit aussi, en parlant Des Offices de l'Église, pour lesquels on sonne plusieurs coups, Sonner le premier coup, le dernier coup de Vêpres, de Matines; ou simplement, Sonner le premier, sonner le dernier.

On dit, Sonner ses gens, pour dire, Sonner la sonnette pour faire venir ses domestiques.

On dit aussi absolument, Sonner pour les morts. On a sonné toute la nuit pour un tel.

On dit proverbialement & figurément, qu'On ne sauroit sonner les cloches & aller à la Procession, pour dire, que Lorsqu'on fait de certaines choses, il y en a d'autres qu'il n'est pas possible de faire en même temps. Il est populaire.

On dit en termes de Chasse, Sonner le débûcher, sonner le laisser courre, sonner du gros ton, sonner du grêle, &c. Et en termes de Guerre, Sonner la charge, sonner la retraite, sonner le boutte-selle, sonner à cheval, pour dire, Sonner pour faire monter à cheval la Cavalerie, &c.

On dit proverbialement & figurément, qu'Il est temps de sonner la retraite, pour dire, qu'Il est temps de se retirer du commerce du monde.

On dit aussi figurément & familièrement, Ne sonner mot, pour dire, Ne dire mot. Tel est mon projet, mais je vous prie de n'en sonner mot. J'eus beau lui faire des reproches, il ne sonna mot.

SONNÉ, ÉE, participe .

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Dictionnaire de L'Académie française, 5th Edition (1798)

Sonner (Page 583)
Sonner, est aussi actif, et signifie, Tirer du son, aire rendre du son. Sonner les cloches. Sonner la sonnette. Sonner la clochette. Sonner le tocsin.

Il signifie encore, Indiquer, marquer, annoncer quelque chose par un certain son. Sonner Vêpres. Sonner le Sermon.

On dit aussi, en parlant Des Offices de l'Église; pour lesquels on sonne plusieurs coups, Sonner le premter coup, le dernier coup de Vêprès, de Matines, ou simplement, Sonner le premier, sonner le dernier.

On dit, Sonner ses gens, pour dire, Sonner la sonnette pour faire venir ses domestiques.

On dit aussi absolument: Sonner pour les morts. On a sonné toute la nuit pour un tel.

On dit proverbialement et figurém. qu'On ne sauroit sonner les cloches et aller à la Procession, pour dire, que Lorsqu'on fait de certaines choses, il y en a d'autres qu'il n'est pas possible de faire en même temps. Il est familier.

On dit en termes de Chasse, Sonner le débucher, sonner le laisser courre, sonner du gros ton, sonner du grêle, etc. Et en termes de Guerre, Sonner la charge, sonner la retraite, sonner le boute - selle, sonner à cheval, pour, Sonner pour faire monter à cheval la Cavalerie, etc.

On dit proverbialement et figurém. qu'Il est temps de sonner la retraite, pour dire, qu'Il est temps de se retirer du commerce du monde.

On dit aussi figurément et familièrement, Ne sonner mot, pour dire, Ne dire mot. Tel est mon projet, mais je vous prie de n'en sonner mot. J'eus beau le presser, lui faire des reproches, il ne sonna mot.

Sonner (Page 583)
Sonner, signifie aussi, Etre indiqué, marqué, annoncé par quelque son. Vêpres sonnent à la Paroisse. Le sermon sonne à la Cathédrale. Voilà midi qui sonne.

SONNER (Page 583)
SONNER. v. n. Rendre un son. Les cloches sonnent. Cet écu est faux, faitesle sonner, vous verrez qu'il ne vaut rien. Cela sonne creux. J'entends sonner de la trompette. Il sonne bien de la trompette. Sonner de la trompe, ou absolument, Sonner. Ce Piqueur sonne bien.

En termes de Grammaire, on dit figurément, qu'Il faut, ou qu'il ne faut pas faire sonner une lettre, pour dire, qu'Une lettre doit ètre pleinement exprimée dans la prononciation, ou qu'il ne faut presque point l'y faire sentir. R du substantif Mer, doit toujours sonner; mais R de l'infinitif Aimer, ne doit sonner que devant une voyelle.

On dit aussi figurement, qu'Un mot sonne bien à l'oreille, pour dire, que Le son en est agréable.

Oe dit de même figurément, qu'Un vers, qu'une stance, qu'une période sonne bien, pour dire, que L'arrangement des paroles en est harmonieux.

On dit proverbialement, qu'Une action sonne bien, ne sonne pas bien, qu'elle sonne mal dans le monde, pour dire, qu'Elle est bien ou mal reçue du Public.

On dit figurément et familièrement, Faire sonner bien haut une action, une victoire, une conquête, sa qualité, un service, un bon office, etc. pour, Vanter, exagérer, faire valoir beaucoup une action, une victoire, une conquête, sa qualité, un service qu'on a rendu.

Sonner, signifie aussi, Etre indiqué, marqué, annoncé par quelque son. Vêpres sonnent à la Paroisse. Le sermon sonne à la Cathédrale. Voilà midi qui sonne.

Sonner, est aussi actif, et signifie, Tirer du son, aire rendre du son. Sonner les cloches. Sonner la sonnette. Sonner la clochette. Sonner le tocsin.

Il signifie encore, Indiquer, marquer, annoncer quelque chose par un certain son. Sonner Vêpres. Sonner le Sermon.

On dit aussi, en parlant Des Offices de l'Église; pour lesquels on sonne plusieurs coups, Sonner le premter coup, le dernier coup de Vêprès, de Matines, ou simplement, Sonner le premier, sonner le dernier.

On dit, Sonner ses gens, pour dire, Sonner la sonnette pour faire venir ses domestiques.

On dit aussi absolument: Sonner pour les morts. On a sonné toute la nuit pour un tel.

On dit proverbialement et figurém. qu'On ne sauroit sonner les cloches et aller à la Procession, pour dire, que Lorsqu'on fait de certaines choses, il y en a d'autres qu'il n'est pas possible de faire en même temps. Il est familier.

On dit en termes de Chasse, Sonner le débucher, sonner le laisser courre, sonner du gros ton, sonner du grêle, etc. Et en termes de Guerre, Sonner la charge, sonner la retraite, sonner le boute - selle, sonner à cheval, pour, Sonner pour faire monter à cheval la Cavalerie, etc.

On dit proverbialement et figurém. qu'Il est temps de sonner la retraite, pour dire, qu'Il est temps de se retirer du commerce du monde.

On dit aussi figurément et familièrement, Ne sonner mot, pour dire, Ne dire mot. Tel est mon projet, mais je vous prie de n'en sonner mot. J'eus beau le presser, lui faire des reproches, il ne sonna mot.

Sonné, ée. participe.

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Dictionnaire de L'Académie française, 6th Edition (1832-5)

SONNER (Page 2:759)
SONNER signifie aussi, Être indiqué, marqué, annoncé par quelque son. Les vêpres sonnent à la paroisse. Le sermon sonne à la cathédrale. Voilà midi qui sonne. Midi est sonné.

SONNER (Page 2:759)
SONNER est aussi actif, et signifie, Tirer du son d'une cloche, d'une sonnette, etc., lui faire rendre du son. Sonner les cloches. Sonner la sonnette. Sonner la clochette. Sonner le tocsin.

Il signifie encore, Indiquer, marquer, annoncer quelque office de l'église par le son des cloches. Sonner la messe. Sonner les vêpres. Sonner le sermon. Sonner le premier coup, le dernier coup de matines, ou simplement, Sonner le premier, sonner le dernier.

Il s'emploie aussi absolument. Sonner pour les morts. On a sonné toute la nuit pour un tel.

Prov. et fig., On ne saurait sonner les cloches et aller à la procession, On ne peut pas faire à la fois des choses différentes, qui s'excluent l'une l'autre.

Sonner ses gens, sa femme de chambre, etc., Sonner la sonnette pour faire venir ses domestiques, sa femme de chambre, etc.

Absol., Sonner à la porte de quelqu'un, Tirer un cordon suspendu à la porte extérieure d'un appartement, et mettre en mouvement par ce moyen une sonnette placée dans l'intérieur, afin de se faire ouvrir. On sonne à votre porte. J'entends sonner chez vous. J'entends sonner.

Fig. et fam., Ne sonner mot, Ne dire mot. Tel est mon projet, mais je vous prie de n'en sonner mot. J'eus beau le presser, lui faire des reproches, il ne sonna mot.

SONNER (Page 2:759)
SONNER se dit, en termes de Chasse, Des différentes manières de sonner du cor, de la trompe. Sonner le débucher. Sonner le laisser-courre. Sonner du gros ton. Sonner du grêle. Etc.

Il se dit de même, en termes de Guerre, Des différentes manières de sonner de la trompette. Sonner la charge. Sonner la retraite. Sonner le boute-selle.

Sonner à cheval, Sonner pour faire monter à cheval la cavalerie.

SONNER. v. n. (Page 2:758)
SONNER. v. n. Rendre un son. Les cloches sonnent. Cet écu est faux; faites-le sonner, vous verrez qu'il ne vaut rien. Cela sonne creux. J'entends sonner la trompette.

Sonner de la trompette, de la trompe, du cor, ou absolument, Sonner, Faire rendre des sons à ces instruments. Il sonne bien du cor. Ces piqueurs sonnent bien.

En termes de Grammaire, Faire sonner une lettre, L'exprimer pleinement dans la prononciation. Ne pas faire sonner une lettre, Ne la faire point ou presque point sentir. Dans le mot Mer, il faut toujours faire sonner l'R; mais cette lettre, dans l'infinitif Aimer, ne doit sonner que devant une voyelle.

Fig., Ce mot sonne bien à l'oreille, Le son en est agréable.

Fig., Ce vers, cette stance, cette période sonne bien, L'arrangement des paroles en est harmonieux.

Fig., Cette action sonne bien, ne sonne pas bien, sonne mal dans le monde, Elle est bien ou mal reçue du public.

Fig. et fam., Faire sonner bien haut une action, une victoire, une conquête, sa qualité, un service, un bon office, etc., Vanter, exagérer, faire valoir beaucoup une action, une victoire, une conquête, sa qualité, un service qu'on a rendu, etc.

SONNER signifie aussi, Être indiqué, marqué, annoncé par quelque son. Les vêpres sonnent à la paroisse. Le sermon sonne à la cathédrale. Voilà midi qui sonne. Midi est sonné.

SONNER est aussi actif, et signifie, Tirer du son d'une cloche, d'une sonnette, etc., lui faire rendre du son. Sonner les cloches. Sonner la sonnette. Sonner la clochette. Sonner le tocsin.

Il signifie encore, Indiquer, marquer, annoncer quelque office de l'église par le son des cloches. Sonner la messe. Sonner les vêpres. Sonner le sermon. Sonner le premier coup, le dernier coup de matines, ou simplement, Sonner le premier, sonner le dernier.

Il s'emploie aussi absolument. Sonner pour les morts. On a sonné toute la nuit pour un tel.

Prov. et fig., On ne saurait sonner les cloches et aller à la procession, On ne peut pas faire à la fois des choses différentes, qui s'excluent l'une l'autre.

Sonner ses gens, sa femme de chambre, etc., Sonner la sonnette pour faire venir ses domestiques, sa femme de chambre, etc.

Absol., Sonner à la porte de quelqu'un, Tirer un cordon suspendu à la porte extérieure d'un appartement, et mettre en mouvement par ce moyen une sonnette placée dans l'intérieur, afin de se faire ouvrir. On sonne à votre porte. J'entends sonner chez vous. J'entends sonner.

Fig. et fam., Ne sonner mot, Ne dire mot. Tel est mon projet, mais je vous prie de n'en sonner mot. J'eus beau le presser, lui faire des reproches, il ne sonna mot.

SONNER se dit, en termes de Chasse, Des différentes manières de sonner du cor, de la trompe. Sonner le débucher. Sonner le laisser-courre. Sonner du gros ton. Sonner du grêle. Etc.

Il se dit de même, en termes de Guerre, Des différentes manières de sonner de la trompette. Sonner la charge. Sonner la retraite. Sonner le boute-selle.

Sonner à cheval, Sonner pour faire monter à cheval la cavalerie.

SONNÉ, ÉE. participe Il est midi sonné. Il est trois heures sonnées.

Fig. et fam., Il a cinquante ans sonnés, Il a cinquante ans révolus.

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Dictionnaire de L'Académie française, 8th Edition (1932-5)

SONNER. (Page 2:598)
SONNER. v. intr. Rendre un son. Les cloches sonnent. J'entends sonner la trompette. La pendule sonne.

Sonner de la trompette, de la trompe, du cor ou absolument Sonner, Faire rendre des sons à ces instruments. Il sonne bien du cor. Ces piqueurs sonnent bien.

En termes de Grammaire, Faire sonner une lettre, L'exprimer pleinement dans la prononciation. Ne pas faire sonner une lettre, Ne la faire point ou presque point sentir. Dans le mot Mer, il faut toujours faire sonner l'R; mais cette lettre, dans l'infinitif Aimer, ne doit sonner que devant une voyelle.

Ce vers, cette stance, cette période sonne bien, L'arrangement des paroles en est harmonieux.

Ce mot sonne bien à l'oreille, Il est agréable à entendre.

Sonner juste, sonner faux, Rendre un son qui est juste, qui ne l'est pas. Sonner faux signifie aussi figurément Donner l'impression de la fausseté. Son rire sonne faux.

Sonner creux se dit d'une Chose dont le son indique, lorsqu'on la frappe, qu'elle est creuse, vide. Ce tonneau sonne creux.

Fig. et fam., Faire sonner bien haut sa qualité, une action, un service, etc., Vanter, faire valoir hautement sa qualité, une action, un service qu'on a rendu, etc.

SONNER signifie aussi Être indiqué, marqué, annoncé par quelque son. Les vêpres sonnent à la paroisse. Voilà midi qui sonne.

Il signifie encore Tirer un cordon de sonnette ou pousser un bouton électrique pour se faire ouvrir, pour appeler quelqu'un. Sonner à la porte de quelqu'un. J'entends sonner. Sonnez pour qu'on apporte le thé.

SONNER est aussi transitif et signifie Tirer un son de quelque chose, lui faire rendre du son. Sonner les cloches.

Fig. et fam., Ne sonner mot, Ne dire mot. Tel est mon projet, mais je vous prie de n'en sonner mot. Il vieillit.

SONNER signifie encore Indiquer, marquer, annoncer quelque chose par un son. Sonner la messe. Le dîner est sonné. L'horloge sonne midi. Midi est sonné. Il est midi sonné. Trois heures sonnées.

Fig. et fam., Il a cinquante ans sonnés, Il a cinquante ans révolus.

Sonner un coup, deux coups, Sonner une fois, deux fois.

Sonner un domestique, Sonner pour faire venir un domestique.

SONNER se dit, en termes de Chasse, des Différentes manières de sonner du cor. Sonner le débucher. Sonner le laisser courre. Sonner l'hallali.

Il se dit de même, en termes militaires, des Différentes manières de sonner du clairon, de la trompette. Sonner le réveil. Sonner l'extinction des feux. Sonner la charge. Sonner la retraite.

Sonner à cheval, Sonner pour faire monter à cheval la cavalerie.


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