Dictionnaires d'autrefois
Dictionnaires des 17ème, 18ème, 19ème et 20ème siècles

RECHERCHE Accueil Documentation ARTFL ATILF Courriel

Il y a 10 entrées dans Dictionnaire de L'Académie française, 1st Edition (1694) (Go), Dictionnaire de L'Académie française, 4th Edition (1762) (Go), Jean-François Féraud: Dictionaire critique de la langue française (Marseille, Mossy 1787-1788) (Go), Dictionnaire de L'Académie française, 5th Edition (1798) (Go), Dictionnaire de L'Académie française, 6th Edition (1832-5) (Go), Dictionnaire de L'Académie française, 8th Edition (1932-5) (Go)

Dictionnaire de L'Académie française, 1st Edition (1694)

Mourant (Page 95)
Mourant, est aussi quelquefois subst. Le champ de bataille estoit plein de morts & de mourants.

Mourant, mourante (Page 94)
Mourant, [mour]ante. adj. v. Qui se meurt. Il a les yeux d'un homme mourant, d'une personne mourante. il a les yeux mourants, la voix mourante.

On appelle en termes de Jurisprudence & de Pratique, Homme vivant & mourant, l'Homme que les gens de main-morte qui doivent foy & hommage sont obligez de bailler au Seigneur de fief, & par la mort duquel ils doivent rachat au Seigneur.

On appelle, Bleu mourant, Un bleu fort pasle, & fort deschargé.

Top

Dictionnaire de L'Académie française, 4th Edition (1762)

MOURANT (Page 180)
MOURANT est aussi quelquefois substantif. Le champ de bataille étoit plein de morts & de mourans.

MOURANT, ANTE. adj. (Page 180)
MOURANT, ANTE. adj. Qui se meurt. Il a les yeux d'un homme mourant, d'une personne mourante. Il a les yeux mourans, la voix mourante.

On appelle figurément, Des yeux mourans, Des yeux languissans & pleins de passion. Il regarde cette femme avec des yeux mourans.

On appelle en termes de Jurisprudence & de Pratique, Homme vivant & mourant, L'homme que les gens de main-morte qui doivent soi & hommage sont obligés de donner au Seigneur de Fief, & à la mort duquel ils doivent le rachat au Seigneur.

On appelle Bleu mourant, Un bleu fort pâle & fort déchargé.

MOURANT est aussi quelquefois substantif. Le champ de bataille étoit plein de morts & de mourans.

Top

Jean-François Féraud: Dictionaire critique de la langue française (Marseille, Mossy 1787-1788)

MOURANT (Page B696b)

MOURANT, ANTE, adj. MOURIR, v. neut. [2e lon. aux deux premiers.] Mourant, au propre, qui se meurt. "Il est mourant, elle est mourante. = S. m. pl. "Les morts et les mourans. = Au figuré, des yeux mourans, languissans.
   Rem. L'adj. masc. doit toujours suivre le substantif. Le fém. peut quelquefois le précéder.
   Enfin, son oeuil mourant fixé sur ces guerriers.
       Thom.
  Ne lançoient qu'un feu pâle et des rayons mourans.
Gresset.
  Depuis ce tems je traîne une mourante vie.
       MARIN, Fédéric.
MOURIR: Je meurs, tu meurs, il meurt, nous mourons, vous mourez, ils meurent: je mourois ou mourais; je mourus; je suis mort; je mourrai; je mourrois, ou mourrais; meurs; que je meure; nous mourions, vous mouriez, ils meurent; je mourusse; mourant, mort, morte. = 1°. Cesser de vivre. "Mourir de maladie; de vieillesse, de mort violente. "Mourir en bon Chrétien, en Philosophe. = 2°. par exagération: soufrir une grande incomodité: "Mourir de chaud, de froid, de faim, de soif, d'impatience, etc. "Mourir d'amour pour... Mourir d'envie de, avec l'infinitif: je meurs d'envie de vous voir. = 3°. Fig. mourir au monde, au péché, au vice, à ses passions. = 4°. Avec la négative, durer long-tems. "Son nom, sa mémoire, ses ouvrages ne mourront jamais. = 5°. Il se dit des arbres et des plantes, qui ont une espèce de vie. "Ces arbres sont tous morts. "Le froid les a fait mourir. = 6°. On le dit même des chôse inanimées, dont le mouvement finit peu à peu: la lampe, le flambeau se meurt. "Le boulet de canon vint mourir à ses piés. = 7°. Se mourir; être sur le point de mourir. "Je me meurs, il se mourait. L'Académie remarque qu'il ne se dit qu'au présent et à l'imparfait de l'indicatif.
   Rem. Mourir se dit élégamment au figuré: "Les dissolutions des grands ne meurent point: leurs exemples prêcheront encôre le vice ou la vertu à nos plus reculés neveux. Massill. "Les Villes, les Royaumes, tout meurt: tout a son tombeau... Et l'homme s'indigne d'être mortel! Jér. Dél. = Faire mourir ne se dit point au passif. Il fut fait mourir, pour, il fut exécuté à mort, est une expression condamnée par Vaugelas. Elle est commune le long de la rivière de Loire, et dans les Provinces voisines. On doit dire: on le fit mourir. Th. Corn. Cette expression est fort commune à Paris. Marin. — Pour, se faire mourir, il est tout au moins douteux. "Il se fit mourir ayant refusé de prendre aucune nourritûre. Le Gendre. Il dit plus bâs: ils se laissent mourir de faim. Celui-ci est plus sûr. = Racine a dit mourir d'un poignard.
   Et du même poignard dont est morte la Reine,
   Cette fière Princesse a percé son beau sein.
       Fr. Én.
On ne dit point mourir d'un poignard, ni d'une épée, ni d'un boulet de canon, etc. mais d'un coup de poignard, d' épée, etc. = À~ mourir, espèce d' adverbe. "Je suis lâsse à mourir de la fadeur des nouvelles. Sév. — Cet adverbe est fort à la mode parmi les Petites-Maîtresses.
   Ce manteau de vertu dont il se sait couvrir,
   Ne recèle qu'un fat, odieux à mourir.
       Palissot.
Remarquez qu'à mourir doit se raporter à l'adjectif qu'il modifie. Ici c'est le fat qui est odieux, et c'est la petite-maîtresse qui en est excédée à mourir. Ces irrégularités arrivent toujours, quand on adopte de certains mots, qu'on répète à tout instant. = Faire mourir à petit feu (fig. famil.) faire languir quelqu'un dans l'espérance, dans l'inquiétude. "Il n'y a point encôre des nouvelles d'Allemagne: c'est mourir à petit feu. Sév. = Il est mort, il a été tué ne se disent pas indiféremment: le premier, se dit quand on n'a pas été tué sur le champ; le second, quand on est resté sur le coup. "Il est mort de ses blessûres; il a été tué dans le combat. — On peut pourtant quelquefois se servir de mourir, en parlant d'un brave tué sur la place: "Il mourut, ce jeune Prince, si digne de vivre et de régner: il mourut malheureûsement, après avoir pâssé le Rhin, etc. Bouh. On dit aussi, en parlant de ceux qui ont été tués dans une afaire: la liste des morts; on l'a trouvé parmi les morts. Idem. = Se mourir se dit absolument et sans régime, excepté avec le pron. en: "Une glace lui coupe son corps de jupe; et entre dans son corps si avant qu'elle s'en meurt. Sév. * Mais, se mourir de faim, de soif, d'inanition; il se meurt d'envie de jouer; je me mourrois d'ennui, sont autant de gasconismes. Desg. = Je veux mourir si est du style très-familier. "Celle-ci vous sera rendûe par M. de... Je veux mourir si je sais son nom. Sév. = Mourir de rire se dit à l'actif et non au passif. Dites, nous mourions de rire; et non pas: * nous étions morts de rire, comme on dit en certaine Province. = Quelques-uns ont dit au mourir, pour à mourir. "Il a eu tel déplaisir de sa faute, qu'il en est au mourir. Le Diction. de Trév. raportant cette phrâse, ajoute que l'Acad. ne conait pas ce substantif. — On dit malade à mourir.
   MORT, MORTE, participe de Mourir. Voyez-le à sa place.

Top

Dictionnaire de L'Académie française, 5th Edition (1798)

Mourant (Page 135)
Mourant, est aussi quelquefois substantif. Le champ de bataille étoit plein de morts et de mourans.

MOURANT, ANTE (Page 135)
MOURANT, ANTE. adj. Qui se meurt. Il a les yeux d'un homme mourant, d'une personne mourante. Il a les yeux mourans, la voix mourante.

On appelle figurém. Des yeuxmourans, Des yeux languissans et pleins de passion.

On appelle en termes de Jurisprudence et de Pratique, Homme vivant et mourant, L'homme que les gens de mainmorte sont obligés de donner au Seigneur de Fief, et à la mort duquel ils doivent le rachat au Seigneur.

On appelle Bleu mourant, Un bleu fort pâle et fort déchargé.

Mourant, est aussi quelquefois substantif. Le champ de bataille étoit plein de morts et de mourans.

Top

Dictionnaire de L'Académie française, 6th Edition (1832-5)

MOURANT (Page 2:238)
MOURANT est aussi quelquefois substantif. Le champ de bataille était couvert de morts et de mourants. Les plaintes des blessés et des mourants.

MOURANT, ANTE. adj. (Page 2:238)
MOURANT, ANTE. adj. Qui se meurt. Il a les yeux d'un homme mourant, d'une personne mourante. Il a les yeux mourants, la voix mourante.

Fig., Des yeux mourants, Des veux languissants et pleins de passion. Voix mourante, Voix langoureuse et traînante.

En Jurispr. féodale, Homme vivant et mourant, Homme que les gens de mainmorte étaient obligés de désigner au seigneur du fief, et à la mort duquel ils devaient certains droits seigneuriaux.

MOURANT est aussi quelquefois substantif. Le champ de bataille était couvert de morts et de mourants. Les plaintes des blessés et des mourants.

Top

Dictionnaire de L'Académie française, 8th Edition (1932-5)

MOURANT, ANTE. (Page 2:212)
MOURANT, ANTE. adj. Qui se meurt. Il a les yeux d'un homme mourant, d'une personne mourante. Substantivement, Le champ de bataille était couvert de morts et de mourants. Les plaintes des blessés et des mourants.

Il signifie encore, figurément, Languissant. Des yeux mourants, Des yeux languissants et pleins de passion. Voix mourante, Voix langoureuse et traînante.


ARTFL Project, The University of Chicago.
Copyright © 2001 All rights reserved.
PhiloLogic Software, Copyright © 2001 The University of Chicago.