ENCYCLOPÉDIE OU DICTIONNAIRE RAISONNÉ
DES SCIENCES, DES ARTS ET DES MÉTIERS

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tes par Rondelet, chap. xxij. Voyez Zoophite.

Plume, la

Plume, la, (Géog. mod.) petite ville de France dans le bas Armagnac, avec une justice royale. Long. 18. 10'. lat. 44. 8.

Plume a ecriré

Plume a ecriré, (Ecriture.) Les plumes à écrire sont des plumes de cygnes, de corbeaux, & de quelques autres oiseaux, mais particulierement d'oies, qui servent étant taillées à l'écriture à la main. Ces plumes que vendent les Papetiers, au millier, au cent, au quarteron, & même en détail à la piece, taillées ou non taillées, se tirent toutes des aîles de l'oie. On en distingue de deux sortes, les grosses plumes & les bouts d'aîles. (D. J.)

Choix de la plume. Je choisis la plume d'une moyenne grosseur, plus vieille que nouvellement apprêtée, de celles que l'on appelle secondes, & qui ne soit ni trop dure ni trop foible. Il faut qu'elle soit ronde, bien claire & bien nette, comme transparente, sans qu'il s'y rencontre aucune tache blanche, qui d'ordinaire empêche qu'elle ne se fende bien nettement, & cause de petites pellicules qui se séparent du corps du tuyau par - dedans, qu'on peut bien enlever à la vérité avec la lame du canif, mais toujours avec peine & perte de tems, joint à ce qu'elle ôte à la plume sa netteté & sa force premiere, de sorte qu'elle ne reste plus après cela d'aussi bon service qu'elle étoit auparavant. Beaucoup de personnes préferent les bouts d'aîles à toutes autres plumes, parce qu'elles se fendent d'ordinaire plus nettement. C'est pour cette raison que les maîtres Ecrivains & leurs éleves s'en accommodent mieux.

Plume

Plume, (Commerce.) Plusieurs marchands & artisans en trafiquent, les apprêtent ou les emploient.

Les maîtres Plumassiers font le commerce des plumes d'autruches, du héron, des aigrettes, & de toutes sortes d'autres plumes précieuses, qui servent à la parure & aux ornemens. Les Merciers - Papetiers vendent les plumes d'oie, de cygne & de corbeau, qui sont propres pour l'écriture & pour les desseins à la main. Les Merciers - ferroniers font négoce en gros de duvet ou plume à lit. Les Fourreurs préparent & vendent les peaux de cygne & de vautours garnies de leur duvet, en font des manchons & palatines, &c. Enfin les Tapissiers emploient en lits de plume, en traversins & autres meubles, le duvet & l'aigledon; les Chapeliers la laine fine ou poil d'autruche, dans la fabrique de quelques - uns de leurs chapeaux; & les Manufacturiers de draps se servent du gros d'autruche pour faire les lisieres de ces sortes d'étoffes (D. J.)

Plumes

Plumes, (Maréchall.) Donner des plumes à un cheval, c'est une opération que les Maréchaux pratiquent de la maniere suivante:

On commence par abbattre le cheval sur quelqu'endroit mol, & on l'assujettit de façon qu'il ne puisse se mouvoir, après quoi on lui broie l'épaule avec un grès ou une brique, assez fort pour la meurtrir, en la mouillant de tems en tems avec de l'eau. On y fait ensuite deux ouvertures larges d'un pouce au bas, une à côté de l'endroit où touche le poitraîl, & trois doigts loin de la jointe, l'autre contre le coude, derrierel'épaule, contre les côtes, prenant garde qu'elles ne soient point à l'endroit du mouvement où est la jointe, parce qu'on y attireroit de la matiere, ce qu'il faut éviter. Il faut ensuite détacher la peau avec l'espatule, & par ces deux trous souffler entre cuir & chair, pour détacher la peau de l'espatule jusqu'à la criniere, en broyant avec la main à mesure qu'on soufflera. Lorsqu'on trouve avec une grande spatule de bois que la peau est détachée tout au long & au large de l'épaule, on introduit par les ouvertures des plumes d'oie frottées de basilicum jusqu'au haut, en les posant de façon qu'elles ne puissent point sortir d'elles - mêmes.

Il faut tirer les plumes tous les jours, faire écouler la matiere, remettre les plumes frottées de vieuxoing, de graisse blanche ou de basilicum, & continuer le même traitement durant 15 ou 20 jours, selon la quantité de matiere, puis ôter les plumes tout - à - fait, àprès quoi les plaies se fermeront d'elles - mêmes. Solleysel.

Plumes

Plumes, en terme de marchand de modes, sont des especes d'aigrettes composées ou d'une seule plume, ou de plusieurs montées sur des branches de laiton, diversement dessinées & colorées. Voyez Aigrette.

Plume perpétuelle

Plume perpétuelle, (Papetier.) c'est une espece de plume faite de maniere à contenir une grande quantité d'encre qui coule petit à petit, & par ce moyen entretient fort long - tems l'écrivain, sans qu'il soit obligé de prendre de nouvelle encre. La plume perpétuelle (mauvais instrument) est composée de différentes pieces de cuivre, d'argent, &c. dont la piece du milieu porte la plume qui est vissée dans l'intérieur d'un petit tuyau, soudé lui - même à un autre canal de même diametre, comme le couvercle; on a soudé à ce couvercle une vis mâle, afin de pouvoir le fermer à vis, de boucher aussi un petit trou qui est en cet endroit, & d'empêcher l'encre d'y passer. A l'autre extrémité de la piece est un petit tuyau, sur la face extérieure duquel on peut visser le principal couvercle: dans ce couvercle est un porte - crayon qui se visse dans le dernier tuyau dont on vient de parler, afin de boucher l'extrémité du tuyau, dans lequel on doit verser l'encre par le moyen d'un entonnoir.

Pour faire usage de cette plume, il faut ôter le couvercle & secouer la plume, afin que l'encre y coule plus librement.

Plume hollandée

Plume hollandée, terme de Papetier, on appelle plumes hollandées des plumes à écrire, préparées à la maniere d'Hollande, c'est - à - dire dont on a passé le tuyau sous la cendre pour l'affermir, & en faire fortir la graisse. (D. J.)

Peumes d'autruche

Peumes d'autruche, en terme de Plumassier, sont celles qu'ils employent en plus grande quantité, ils en comptent de plusieurs sortes, entr autres les premierés, les secondes, les tierces, les claires femelles, les femelles obscures, les bouts de queue, les bailloques, le noir grand & petit, & le petit - gris. Voyez ces termes chacun à son article.

Les plumes d'autruche naturellement noires ne se teignent jamais, on en augmente seulement le lustre & le noir en leur donnant une eau.

Plumes premieres

Plumes premieres, ce sont des plumes tirées des aîles de l'autruche, qui sont plus jeunes, mieux fournies, & moins usées.

Plumes secondes

Plumes secondes, ce sont des plumes qui sont plus vieilles que les premieres, & qui se sont par conséquent usées davantage sur le corps de l'oiseau.

Plumes d'autruches apprtées

Plumes d'autruches apprtées, ce sont des plumes teintes ou blanchies, qui ont reçu les façons nécessaires, & qui sont montées en bouquets ou autres ouvragés, ou qui sont prêtes à l'être.

Plumes brutes

Plumes brutes, en Plumasserie, ce sont des plumes qui n'ont reçu aucune façon, qui sont telles que l'oiseau les portoit, & qui n'ont point encore eu aucun des apprêts que les Plumassiers ont coutume de leur donner avant que de les mettre en oeuvre.

Plumes de chapeau

Plumes de chapeau, (voyez Plumet.

Plume de paon

Plume de paon, (Pierres précieuses.) c'est unepierre fine de couleur verdâtre. Elle est rayée comme les barbes d'une plume, & quoiqu'elle soit verdâtre, elle paroît pourpre à la lumiere; c'est une agate tendre, quoiqu'orientale. Le parfait jouaillier.

Plume

Plume, dessein à la, (Peint.) les différentes façons de dessiner se réduisent ordinairement à trois, savoir au crayon, au lavis & à la plume.

Dans les desseins à la plume, tous les coups por<pb->

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