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Dictionnaire de L'Académie française, 4th Edition (1762)

ÉPÉE. s.f. (Page 650)
ÉPÉE. s.f. Arme offensive & défensive que l'on porte à son côté. Longue épée. Courte épée. Épée de longueur. Épée de rencontre. Épée de combat. Épée à garde dorée. Épée à garde d'argent. Épée enrichie de diamans, ou simplement Épée de diamans. Se battre à l'épée & au poignard. Ceux qui portent l'épée. Mettre une épée à son côté. Le Connétable porte l'épée haute & nue devant le Roi. Le Grand Écuyer porte l'épée du Roi. Ils avoient l'épée nue. Mettre l'épée à la main. Tirer l'épée. Si je le rencontre, nous ferons un coup d'épée. Nous mesurerons nos épées. Remettre l'épée dans le fourreau. Il lui donna de l'épée dans le ventre. Il lui passa son épée au travers du corps. Il lui enfonça l'épée jusqu'aux gardes. Voilà un grand coup d'épée. Il le poursuivit l'épée dans les reins. Nos soldats donnèrent dans le retranchement des ennemis l'épée à la main. Emporter un ouvrage l'épée à la main. La Cavalerie Françoise charge l'épée à la main. Gagner le fort de l'épée. Je lui fis tomber l'épée des mains. La ville fut prise d'assaut, on passa tout au fil de l'épée. Jouer de l'épée à deux mains, ou de l'espadon. Autrefois quand on faisoit un Chevalier, on lui ceignoit l'épée.

On appelle absolument L'Épée, L'état des gens d'épée, particulièrement par opposition à la Robe. Il a quitté la robe pour l'épée, pour prendre l'épée. Les gens d'épée. Homme d'épée. On l'a mis dans l'épée. On lui a fait prendre le parti de l'épée.

On dit proverbialement & figurément, Poursuivre, presser un homme l'épée dans les reins, pour dire, Le presser fort de conclure, d'achever une affaire.

On le dit aussi pour dire, Le presser dans la dispute par de si fortes raisons, qu'il ne sauroit que répondre.

On dit figurément, Emporter une chose à la pointe de l'épée, pour dire, L'emporter après de grands efforts.

On dit proverbialement & figurément d'Un Gentilhomme qui n'a point de bien, qu'Il n'a que la cape & l'épée.

On dit aussi d'Un Auteur, d'un ouvrage, qu'Il n'a que la cape & l'épée, pour dire, qu'Il n'a rien de solide. Il se dit par extension de diverses autres choses qui n'ont pas la force & la solidité qu'elles devroient avoir.

On dit proverbialement, À vaillant homme courte épée, pour dire, que La valeur supplée aux armes.

On dit ironiquement d'Un homme qui a fait une sotise remarquable, qu'Il a fait un beau coup d'épée.

On dit d'Une chose qui n'a point de suite, qui n'a point d'effet, que C'est un coup d'épée dans l'eau.

On dit figurément d'Un homme adroit & vaillant, que C'est une bonne, une rude épée, qu'il est brave comme l'épée qu'il porte. Brave comme son épée.

On dit aussi figurément d'Un homme qui est toujours prêt à mettre l'épée à la main, que Son épée ne tient pas au foureau.

On dit proverbialement & figurément, quand un homme ne peut parvenir à quelque chose qu'il voudroit bien avoir, que Son épée est trop courte.

On dit d'Un homme qui n'a point été à la guerre, & qui n'est point en réputation de bravoure, qu'Il n'a vu d'épée nue que chez le Fourbisseur.

On dit, que L'épée de quelqu'un est vierge, pour dire, qu'Il n'a jamais tiré l'épée.

On dit De gens qu'on voit dans une si grande mésintelligence, qu'ils se querellent pour la moindre chose, qu'Ils en sont toujours aux épées & aux couteaux. Ces parens ne peuvent s'accorder, ils sont aux épées & aux couteaux.

On appelle par mépris, Traîneur d'épée, Un breteur, un batteur de pavé, qui porte une longue épée sans aller à la guerre.

On dit proverbialement & figurément, qu'Un homme se fait tous blanc de son épée, pour dire, qu'Il se vante d'avoir beaucoup de pouvoir, de crédit pour faire réussir une affaire.

On dit d'Un homme en qui la vivacité d'esprit nuit à sa santé, que L'esprit use le foureau.

On dit figurément & proverbialement, en parlant d'Un homme qui est toujours prêt à servir quelqu'un de sa personne, de ses conseils, ou de son industrie, C'est l'épée de chevet d'un tel.

On dit proverbialement & figurément, Mettre quelque chose du côté de l'épée, pour dire, Mettre quelque profit, quelque gain à couvert, en réserve. Il se dit plus ordinairement en mauvaise part, & il est du style familier.

On dit proverbialement, Mourir d'une belle épée, pour dire, Succomber sous un ennemi auquel il est glorieux de céder. Et figurément pour dire, Recevoir du dommage par une chose qui est belle, agréable, & qui fait plaisir.

On dit en style familier, Il s'est laisse dire cela l'épée au côté, pour dire, qu'Il a souffert qu'on lui dît telle chose, sans rien répondre, sans répliquer.

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Jean-François Féraud: Dictionaire critique de la langue française (Marseille, Mossy 1787-1788)

ÉPÉE (Page B127a)

ÉPÉE, s. f. [1re et 2eé fer. dern. e muet.] 1°. Arme ofensive et défensive qu' on porte à son côté. Porter, tirer l'épée. Mettre l'épée à la main. Se battre à l'épée. Remettre l'épée dans le fourreau, etc. = 2°. L'épée, l'état des gens d'épée. "Homme d'épée. On l' a mis dans l'épée. On lui a fait prendre le parti de l'épée.
   Ce mot fournit à un grand nombre d'expressions familières et proverbiales. = Poursuivre un homme l'épée dans les reins, avec vivacité et impatience d'obtenir ce qu' on souhaite. = Vouloir obtenir une chôse à la pointe de l'épée, ou vouloir l'emporter l'épée à la main, avec hauteur, et non par prières, et par insinuations.
   Rien d'assuré, point de lipée,
   Tout à la pointe de l'épée.
       La Fontaine.
Mourir d'une belle épée, perdre au jeu par un beau coup que fait l'adversaire; périr pour une belle caûse. = Se tuer de la même épée; par les mêmes chôses qui ont fait mourir un aûtre. "Vous ne direz pas aujourd' hui que je vous done un mauvais èxemple (par une trop longue lettre), et que vous voulez vous tuer de la même épée. Sév. = Se blesser de sa propre épée. "M. le Chevalier en eut les yeux rouges en la lisant (cette lettre); et moi je me blessai tellement de ma propre épée, que j'en pleurai de tout mon coeur. La même. = Mettre du côté de l'épée, s'aproprier les chôses, ferrer la mule.
   On dit d'un homme, qu'il se bat de l'épée qui est chez le Fourbisseur, quand il se met en peine d'une chôse, qui ne le regarde point; de celui qui est toujours prêt à se batre, que son épée ne tient point dans son fourreau; de celui dans qui la vivacité de l'esprit nuit à la santé, que l'épée use le fourreau. = Il n'a que la cape et l'épée: il n'a pas de bien. Et si l'on parle d' un ouvrage; il n'a rien de solide. = Quand on manque son coup, on dit que c'est un coup d'épée dans l'eau. = L' épée d'un homme est trop courte, quand il n'obtient pas ce qu' il demandait. — À~ vaillant homme, courte épée; un homme habile réussit avec les moyens les plus faibles. — On apèle épée de chevet, tout ce dont on se sert continuellement, un bon ami, etc. Traineur d'épée, un bréteur, un bateur de pavé, qui traîne une longue épée, sans aller à la guerre. = Il se fait tout blanc de son épée, il se vante d'avoir beaucoup de pouvoir, de crédit.
   Rem. Il y a de la diférence entre, mettre l'épée à la main, et mettre la main à l'épée. La première expression marque qu'on tire l'épée tout-à-fait hors du fourreau; et la seconde signifie qu'on se met seulement en devoir de tirer l'épée, ou qu'on ne la tire qu'à demi.

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Dictionnaire de L'Académie française, 5th Edition (1798)

ÉPÉE (Page 512)
ÉPÉE. s. f. Arme offensive et défensive que l'on porte à son côté. Longue épée. Courte épée. Épée de longueur. Épée de rencontre. Épée de combat. Épée à garde dorée. Épée à garde d'argent, à poignée d'argent. Épée enrichie de diamans, ou simplement Épée de diamans. Se battre à l'épée et au poignard. Ceux qui portent l'épée. Mettre une épée à son côté. Le Connétable porte l'épée haute et nue devant le Roi. Le Grand Écuyer porte l'épée du Roi. Ils avoient l'épée ne. Mettre l'épée à la main. Tirer l'épée. Recevoir des coups de plat d'épée. Je lui fis rendre l'épée, rengainer l'épée. Si je le rencontre, nous mesurerons nos épées. Remettre l'épée dans le fourreau. Il lui donna de l'épée dans le ventre. Il lui passa son épée au travers du corps. Il lui enfonça l'épée jusqu'aux gardes, jusqu'à la garde. Voilà un grand coup d'épée. Il le poursuivit l'épée dans les reins. Nos soldats attaquèrent le retranchement des ennemis l'épée à la main. Emporter un ouvrage l'épée à la main. Charger l'épée à la main. Gagner le fort de l'épée. Je lui fis tomber l'épée des mains. La Ville fut prise d'assaut, on passa tout au fil de l'épée. Jouer de l'épée à deux mains, ou de l'espadon. Autrefois quand on faisoit un Chevalier, on lui ceignoit l'épée.

On appelle absolument L'Épée, L'état des Gens d'épée, particulièrement par opposition à la Robe. Il a quitté la robe pour l'épée, pour prendre l'épée. Les Gens d'épée. Homme d'épée. On l'a mis dans l'épée. On lui a fait prendre le parti de l'épée.

On dit proverbialement et figurément, Poursuivre, presser un homme l'épée dans les reins, pour dire, Le presser fort de conclure, d'achever une affaire.

On le dit aussi pour dire, Le presser dans la dispute par de si fortes raisons, qu'il ne sait que répondre.

On dit figurém. Emporter une chose à la pointe de l'épée, pour dire, L'emporter après de grands efforts.

On dit proverbialement et figurém. d'Un Gentilhomme qui n'a point de bien, qu'Il n'a que la cape et l'épée.

On dit aussi d'Un Auteur, d'un ouvrage, qu'Il n'a que la cape et l'épée, pour dire, qu'Il n'a rien de solide. Il se dit par extension De diverses autres choses qui n'ont pas la force et la solidité qu'elles devroient avoir.

On dit proverbialement, À vaillant homme courte épée, pour dire, que La valeur supplée aux armes.

On dit ironiquement d'Un homme qui a fait une sottise remarquable, qu'Il a fait un beau coup d'épée.

On dit d'Une tentative qui n'a point de suite, qui n'a point d'effet, que C'est un coup d'épée dans l'eau.

On dit figurém. d'Un homme adroit et vaillant, que C'est une bonne, une rude épée, qu'il est brave comme l'épée qu'il porte. Brave comme son épée.

On dit aussi figurém. d'Un homme qui est toujours prêt à mettre l'épée à la main, que Son épée ne tient pas au fourreau.

On dit proverbialement et figurém. quand un homme ne peut parvenir à quelque chose qu'il voudroit bien avoir, que Son épée est trop courte.

On dit, que L'épée de quelqu'un est vierge, pour dire, qu'Il n'a jamais tiré l'épée.

On dit De gens qu'on voit dans une si grande mésintelligence, qu'ils se querellent pour la moindre chose, qu'Ils en sont toujours aux épées et aux couteaux. Ces parens ne peuvent s'accorder, ils sont aux épées et aux couteaux.

On appelle par mépris Traîneur d'épée, Un bretteur, un batteur de pavé, qui porte une longue épée sans aller à la guerre.

On dit proverbialement et figurém. qu'Un homme se fait tout blanc de son épée, pour dire, qu'Il se vante d'avoir beaucoup de pouvoir, de crédit pour faire réussir une affaire.

On dit d'Un homme en qui la vivacité d'esprit nuit à la santé, que L'épée use le fourreau.

On dit figurément et proverbialement, en parlant d'Un homme qui est toujours prêt à servir quelqu'un de sa personne, de ses conseils, ou de son industrie, C'est l'épée de chevet d'un tel.

On dit proverbialement et figurém. Mettre quelque chose du côté de l'épée, pour dire, Mettre quelque profit, quelque gain à couvert, en réserve. Il se dit plus ordinairement en mauvaise part, et il est du style familier.

On dit proverbialem. Mourir d'une belle épée, pour dire, Succomber sous un ennemi auquel il est glorieux de céder; et figurément pour dire, Recevoir du dommage par une chose qui est belle, agréable et qui fait plaisir.

On dit en style familier, Ils'est laissé dire cela l'épée au côté, pour dire, qu'Il a souffert qu'on lui dît telle chose sans rien répondre, sans répliquer.

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Dictionnaire de L'Académie française, 6th Edition (1832-5)

ÉPÉE (Page 1:665)
ÉPÉE signifie absolument, L'état des gens de guerre, l'état militaire, surtout par opposition à L'état des gens de robe ou d'Église. Il a quitté la robe pour l'épée, pour prendre l'épée. Les gens d'épée. Homme d'épée. On lui a fait prendre le parti de l'épée.

Il s'emploie de même absolument, dans certaines phrases figurées, pour désigner Le courage, la valeur, ou La force des armes. Il ne doit son élévation qu'à son épée. Le droit de l'épée.

ÉPÉE. s. f. (Page 1:665)
ÉPÉE. s. f. Arme offensive et défensive que l'on porte à son côté. Longue épée. Courte épée. Épée de longueur. Épée de combat. Épée de rencontre. La garde, la pointe, la lame d'une épée. Épée à garde dorée. Épée à garde d'argent, à poignée d'argent. Épée enrichie de diamants, ou simplement, Épée de diamants. Le fort de l'épée. Se battre à l'épée. Ceux qui portent l'épée. Mettre une épée à son côté. Le connétable portait l'épée haute et nue devant le roi. Le grand écuyer portait l'épée du roi. Ils avaient l'épée nue. Mettre l'épée à la main. Tirer l'épée. Recevoir des coups de plat d'épée. Il lui fit rendre l'épée, rengainer l'épée. Si je le rencontre, nous mesurerons nos épées. Remettre l'épée dans le fourreau. Il lui donna de l'épée dans le ventre. Il lui passa son épée au travers du corps. Il lui enfonça l'épée jusqu'aux gardes, jusqu'à la garde. Un grand coup d'épée. Il le poursuivit l'épée dans les reins. Emporter un ouvrage l'épée à la main. Charger l'épée à la main. La ville fut prise d'assaut, on passa tout au fil de l'épée. Jouer de l'épée à deux mains ou de l'espadon. Je lui fis tomber l'épée des mains. Autrefois quand on faisait un chevalier, on lui ceignait l'épée.

Noeud d'épée, Noeud de rubans dont les hommes en habit de parure garnissaient autrefois la garde de leur épée.

Prov. et fig., Poursuivre, presser quelqu'un l'épée dans les reins, Le presser vivement de conclure, d'achever une affaire; ou Le presser, dans la dispute, par de si fortes raisons, qu'il ne sait que répondre.

Fig. et fam., Emporter une chose à la pointe de l'épée, L'emporter avec de grands efforts.

Prov. et fig., N'avoir que la cape et l'épée, se disait autrefois D'un gentilhomme, d'un cadet de bonne maison qui n'avait point de fortune. On le dit encore D'une personne ou d'une chose qui n'a qu'un mérite apparent. Cela n'a que la cape et l'épée. C'est un mérite qui n'a que la cape et l'épée.

Prov. et fig., À vaillant homme courte épée, La valeur supplée aux armes.

Fig. et fam., Il a fait un beau coup d'épée, se dit ironiquement D'un homme qui a fait une sottise remarquable.

Prov. et fig., C'est un coup d'épée dans l'eau, se dit D'un effort inutile, d'une tentative qui n'a point de suite, d'effet.

Fig., C'est une bonne, une rude épée, il est brave comme l'épée qu'il porte, brave comme son épée, C'est un homme qui manie bien l'épée, qui se bat vaillamment.

Fig. et fam., Son épée ne tient pas au fourreau, se dit D'un homme qui est toujours prêt à mettre l'épée à la main.

Fig. et fam., Son épée est trop courte, se dit D'un homme qui n'a pas assez de crédit ou assez de force pour réussir dans quelque entreprise.

Fig. et fam., L'épée de cet homme est vierge, Il n'a jamais tiré l'épée pour se battre.

Prov., Ils en sont, ils sont aux épées et aux couteaux, Ils sont en grande inimitié, ou en grand procès, en grande querelle. Ces parents ne peuvent s'accorder, ils sont aux épées et aux couteaux.

Fam. et par mépris, Traîneur d'épée, Bretteur, batteur de pavé, qui porte une longue épée sans aller à la guerre.

Prov. et fig., Se faire blanc de son épée, Se prévaloir de son courage, de son crédit, etc., pour garantir le succès d'une affaire.

Prov. et fig., L'épée use le fourreau, se dit Des personnes en qui une grande activité d'âme ou d'esprit nuit à la santé.

Prov. et fig., C'est son épée de chevet, C'est la personne dont il se sert dans toutes sortes d'affaires, soit pour le conseil, soit pour l'exécution. Cela se dit également Des choses. L'Iliade d'Homère était l'épée de chevet d'Alexandre.

Fig. et fam., Mettre, faire passer quelque chose du côté de l'épée, Mettre quelque profit, quelque fonds à couvert, en réserve. On le dit plus ordinairement en mauvaise part. Il abandonna ses biens à ses créanciers, mais il mit quelque chose du côté de l'épée.

Prov., Mourir d'une belle épée, Succomber sous un ennemi auquel il est glorieux d'avoir résisté; et, figurément, Recevoir du dommage par une cause honorable, flatteuse, agréable.

Fam., Se laisser dire quelque chose d'injurieux l'épée au côté, Souffrir des propos injurieux sans rien répondre, sans répliquer.

Épée flamboyante, Épée dont la lame est très-brillante, et semble jeter des flammes. Un ange armé d'une épée flamboyante.

ÉPÉE signifie absolument, L'état des gens de guerre, l'état militaire, surtout par opposition à L'état des gens de robe ou d'Église. Il a quitté la robe pour l'épée, pour prendre l'épée. Les gens d'épée. Homme d'épée. On lui a fait prendre le parti de l'épée.

Il s'emploie de même absolument, dans certaines phrases figurées, pour désigner Le courage, la valeur, ou La force des armes. Il ne doit son élévation qu'à son épée. Le droit de l'épée.

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Dictionnaire de L'Académie française, 8th Edition (1932-5)

ÉPÉE. (Page 1:479)
ÉPÉE. n. f. Arme offensive et défensive composée d'une lame affilée et d'une poignée et que les officiers portent au côté dans un fourreau. Longue épée. Épée de combat. La garde, la pointe, la lame, le fil, le plat d'une épée. Se battre à l'épée. Mettre une épée à son côté. Mettre l'épée à la main. Mettre l'épée au vent. Tirer l'épée. Recevoir des coups de plat d'épée. Remettre l'épée dans le fourreau, au fourreau. Il lui donna de l'épée dans le ventre. Il lui passa son épée au travers du corps. Il lui enfonca l'épée jusqu'à la garde. Un grand coup d'épée. Un beau coup d'épée. Il le poursuivit l'épée dans les reins.

Fig., L'épée de Damoclès, Un péril imminent, de tous les instants, par allusion à l'épée nue que Denys le Tyran fit suspendre sur la tête d'un de ses courtisans, Damoclès, placé sur le siège royal à un festin.

Fig., Poursuivre, presser quelqu'un l'épée dans les reins, Le presser vivement de conclure, d'achever une affaire; ou Le presser, dans la dispute, par de si fortes raisons qu'il ne sait que répondre.

Fig., Emporter une chose à la pointe de l'épée, L'emporter d'une façon vive, rapide et brillante.

Fig. et fam., N'avoir que la cape et l'épée. Homme de cape et d'épée. Roman de cape et d'épée. Voyez CAPE.

Fig. et fam., Il a fait un beau coup d'épée, se dit ironiquement de Quelqu'un qui a fait une sottise remarquable.

Fig., C'est un coup d'épée dans l'eau. Voyez COUP.

Fig., C'est une bonne, une rude épée, il est brave comme l'épée qu'il porte, brave comme son épée, C'est un homme qui manie bien l'épée, qui se bat vaillamment.

Fig. et fam., Son épée ne tient pas au fourreau, se dit d'un Homme querelleur qui est toujours prêt à mettre l'épée à la main.

Fig., Se faire blanc de son épée, Se prévaloir de son courage, de son crédit, etc., pour garantir le succès d'une affaire. Par extension et corruption, on dit aujourd'hui dans un sens différent Faire blanc de son épée pour Témoigner trop d'assurance, promettre, garantir ce qu'on n'est pas certain de faire.

Prov. et fig., L'épée use le fourreau. Voyez FOURREAU.

Tirer l'épée hors du fourreau. Voyez FOURREAU.

Fig., C'est son épée de chevet. Voyez CHEVET.

Prov., À vaillant homme courte épée, Quand on est courageux, toute arme est bonne pour se défendre.

Fig., Son épée est trop courte, Son crédit, son autorité ne s'étend pas loin.

Il désigne absolument l'État des gens de guerre, l'état militaire, surtout par opposition à l'État des gens de robe ou d'Église. Il a quitté la robe pour l'épée, pour prendre l'épée. Les gens d'épée. Homme d'épée.

Il s'emploie de même, dans certaines phrases figurées, pour désigner le Courage, la valeur ou la Force des armes. Il ne doit son élévation qu'à son épée. Le droit de l'épée. L'épée de la France.


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