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Le dessein ayant été approuvé, & une taxe sur le charbon fournissant les fonds nécessaires pour l'exécution, il commença à y travailler en 1675. Il fallut d'abord écarter les ruines de l'ancien édifice, & l'architecte signala son génie par l'heureuse application qu'il fit de la poudre - à - canon & du bélier des Romains, pourrenverser des restes de tours & de murailles mafsives. Comme il se proposoit de construire un édifice durable, il ne voulut pas bâtir, ainsi que ceux qui l'avoient précédé, sur de foibles fondemens. Géné cependant par une place étroite, il le fut encore par les pierres qu'il se vit obligé d'employer. Les carrieres de Tivoli fournirent au Bramante des colomnes pour le temple de S. Pierre à Rome. Il les fit de neut piés de diametre, surpassant ainsi de près du tiers les plus grosses colomnes que l'antiquité nous a laissées; ensuite manquant de pierres assez grandes pour les corniches, il en diminua les proportion.
Le chevalier Wren ne trouvoit pas en Angleterre de pierres pour les colomnes de plus de quatre piés de diametre. Il ne changea point néanmoins, comme le Bramante, les proportions établies dans les dimensions de ses colomnes; mais il en fit deux rangs, & varia leurs ordres.
Le dôme n'exigea pas des attentions moins fines, pour ramener aux regles de l'antiquité cette invention des siecles postérieurs. La modicité des fonds assignés pour l'ouvrage, l'impatience des habitans de voir cet édifice achevé, causerent encore de grands désagrémens à l'architecte. Il eut cependant le plaisir, après avoir posé la premiere pierre de son temple en 1675, de faire poser la derniere par son fils en 1710, & de finir en 35 ans la seconde église de l'univers. (D.J.)
L'épître aux Hébreux est rangée la derniere dans notre canon. On a lieu de présumer que du tems de Clément d'Alexandrie, cette épître passoit généralement en Orient pour être de S. Paul, mais il n'en étoit pas de même de l'église latine: au moins paroît - il par S.Jérôme, que de son temsles Latins ne recevoient point cette épître qui portoit, dit - il, le nom de S. Paul. On la donnoit à S. Clément, romain. Quoi qu'il en soit, les Hébreux auxquels elle est adressée, sont les juifs de la Palestine, ainsi nommés pour les distinguer des juifs dispersés parmi les Grecs.
Quant à ce qui regarde la vie de S. Paul, elle ne doit point entrer dans cet ouvrage: nous remarquerons seulement qu'il est douteux si cet apôtre a été deux fois à Rome; cependant Cappel, dont la chronologie apostolique est la plus ingénieuse, & autant
Ce droit se paye aussi pour jouir de la dispense des quarante jours que les officiers devroient survivre à leur résignation, avant l'édit du 12 Septembre 1604, appellé l'édit de Paulet ou de la paulette.
La paulette fut ainsi nommée de Charles Paulet, secrétaire de la chambre du roi, qui fut l'inventeur & le premier fermier de ce droit.
On l'a aussi appellée la palote, d'un nommé Palot qui en eut le bail après Paulet.
Mais le vrai nom de ce droit est annuel. Il fut établi d'abord par arrêt du conseil du 7 Septembre 1604, sur lequel le 12 du même mois il y eut une déclaration en forme d'édit, qui ne fut d'abord publiée qu'en la grande chancellerie, & depuis elle a été enregistrée dans les parlemens. Elle fut revoquée par Louis XIII. le 15 Janvier 1618, & rétablie par lui le dernier Juillet 1620.
La paulette, dans son origine, n'étoit que de quatre deniers pour livre; elle a depuis été augmentée & diminuée selon les tems. Depuis 1618 elle est du soixantieme denier du tiers de l'evaluation de l'office.
Quoique ce droit ne s'exige pas, il doit se payer tous les ans; de sorte que si le titulaire mouroit dans une année pour laquelle il n'auroit pas payé la paulette, sa charge tomberoit aux parties casuelles; mais les héritiers présomptifs & les créanciers ont la liberté de payer le droit pour celui qui néglige de le faire.
L'ouverture du bureau pour le payement de l'annuel ou paulette, se fait à certain jour fixé par le réglement, & le bureau est fermé à l'expiration du délai; de maniere que passé ce tems, l'on n'est plus admis pour cette année au payement de la paulette.
On fit en 1638 un bail de la paulette pour neufans,
& depuis ce tems le bail s'en renouvelle de même
tous les neuf ans. Il faut dans les trois premieres années
du bail payer, outre la paulette, le prêt. Voyez
ci - après le mot
Par un édit du meis de Décembre 1709, le roi ordonna le rachat de la paulette, & dispensa les officiers de la rigueur des quarante jours; mais la paulette fut rétablie pour neuf ans par déclaration du 9 Août 1722, à compter du 1 Janvier 1723; ce qui a été continué depuis de neuf ans en neuf ans par divers arrêts & déclarations.
Mais les officiers des cours souveraines ont été exceptés de la paulette par l'édit de 1722.
En 1743 les trésoriers de France, les contrôleurs
généraux des finances & des domaines & bois, les
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