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Le dodecagone se trace aisément quand l'hexagone
est tracé; car il n'y a qu'à diviser en deux également chaque angle au centre de l'hexagone, & on
voit que le côté de l'hexagone inscrit au cercle est
égal au rayon. Voyez
Une place entourée de douze bastions est appellée dodecagone en terme de Fortification. (O)
On peut considérer le dodecahedre comme consistant en douze pyramides pentagones ou quinquangulaires, dont les sommets ou pointes sont au centre du dodecahedre, c'est - à - dire de la sphere qu'on peut imaginer circonscrite à ce solide; par conséquent toutes ces pyramides ont leurs bases égales & leurs hauteurs égales.
Pour trouver la solidité du dodecahedre, il suffit
donc de trouver celle d'une de ces pyramides, & de
la multiplier ensuite par 12. Or la solidité d'une des
pyramides se trouve en multipliant sa base par le
tiers de la distance de cette base au centre; & pour
trouver cette distance, il faut prendre la moitié de
la distance entre deux faces paralleles. Voyez l'article
Le diametre de la sphere étant donné, le côté du dodecahedre se trouve par ce théorème; le quarré du diametre de la sphere est égal au rectangle sous la somme des côtés du dodecahedre & de l'exahedre, inscrit à la même sphere, & le triple du côté du dodecahedre. Ainsi le diametre de la sphere étant 1, le côté du dodecahedre inscrit sera [omission: formula; to see, consult fac-similé version]: 2; par conséquent ce côté est au diametre de la sphere:: [omission: formula; to see, consult fac-similé version] est à 2, & le quarré de ce côté au quarré
Ce terme s'applique, principalement en Astrologie, aux douze maisons ou parties du zodiaque du premier mobile, pour les distinguer des 12 signes: mais l'Astrologie étant aujourd'hui proscrite & méprisée, ce mot n'est plus en usage.
Dodecatemorie, est aussi le nom que quelques auteurs
ont donné à chacun des 12 signes du zodiaque,
par la raison que chacun de ces signes contient la
douzieme partie du zodiaque; mais ce mot est aussi
hors d'usage. Chambers. Voyez
Dodone étoit une ancienne ville d'Epire, célebre par sa forêt, par son temple, & par une fontaine.
La forêt de Dodone étoit plantée de chênes consacrés
à Jupiter; dans cette forêt étoit un temple
élevé en l'honneur du même dieu, & où il y avoit
un oracle qui passoit pour le plus fameux & le plus
ancien de tous les oracles de la Grece. V.
Mais ce n'étoit pas seulement dans le temple que se rendoient les oracles, les pigeons qui habitoient la forêt, passoient aussi pour avoir le don de prédire l'avenir. On trouve dans Hérodote l'origine de cette fable. Cet auteur observe que le mot qui en langue thessalienne veut dire un pigeon, signifie en grec une prophétesse ou devineresse; & un mot suffisoit aux Grecs pour imaginer une fable. Ils accorderent aussi le don de prophétie aux chênes de la forêt, dont quelques - uns étant creux, les prêtres imposteurs pouvoient s'y cacher & rendre des réponses au peuple superstitieux qui venoit les consulter, & qui se tenant toûjours par respect éloigné de ces arbres sacrés, n'avoit garde de démêler la fourberie.
La fontaine de Dodone étoit dans le temple même de Jupiter. Les anciens naturalistes assûrent qu'elle avoit la propriété de rallumer les torches nouvellement éteintes; ce qui, ou n'étoit pas vrai, ou venoit sans doute de quelque vapeur ou fumée sulphureuse qui s'en exhaloit. On en disoit autant d'une fontaine de Dauphiné, située à trois lieues de Grenoble, dont parle S. Augustin dans le XXI. liv. de la Cité de Dieu, & qu'on appelloit la fontaine ardente, mais qui ne produit plus aujourd'hui les effets qu'en racontent les anciens; parce que depuis plus de deux cents ans elle s'est éloignée d'un petit volcan sur lequel elle couloit, & qui jette encore de tems en tems de la fumée, & même quelques flammes, dit M. Lancelot témoin oculaire: on ajoûte aussi que la fontaine de Dodone éteignoit les torches allumées, ce qui n'est pas fort étonnant; car en plongeant ces torches dans un endroit où le soufre étoit trop dense, telles qu'étoient les eaux de cette fontaine, elles devoient naturellement s'éteindre. Chambers. (G)
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