ENCYCLOPÉDIE OU DICTIONNAIRE RAISONNÉ
DES SCIENCES, DES ARTS ET DES MÉTIERS

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BARRE (Page 2:90)

BARRE, s. f. ce terme pris grammaticalement a plusieurs acceptions différentes, entre lesquelles les deux suivantes sont les plus générales. Il se prend ou pour un morceau de bois, de fer, ou d'autre matiere, rond, quarré, ou à pans, dont la largeur & l'épaisseur sont peu considérables par rapport à la longueur; ou pour une ligne tracée soit sur la pierre soit sur le papier. Dans le premier cas il change quelquefois de nom, selon la matiere & la force; & quoique l'on dise une barre de fer ou de bois, on dit un lingot d'or ou d'argent, une tringle de fer, un fil d'archal. Voyez plus bas d'autres acceptions du mot barre.

Barre (Page 2:90)

Barre, en terme de Palais, dénote une enceinte de menuiserie, haute de trois ou quatre piés, derriere laquelle les avocats sont placés pour y plaider des causes. Voyez Cour.

On l'appelle en quelques endroits barre d'audience, & dans d'autres auditoire: elle répond à ce qui étoit appellé parmi les Romains causidica. On l'appelle barre parce qu'elle est formée par une barriere, appellée aussi par des auteurs cancelli, barreaux, & cauloe, parc, par une métaphore prise d'un lieu où parquent les moutons.

La dénomination de barre ou barreau est aussi donnée aux bancs où les gens de loi ou les avocatssont assis. à cause de la barre ou barriere qui sépare les conseillers, des plaideurs, procureurs & autres.

En Angleterre les gens de loi qui sont appellés à la barre, c'est - à - dire, qui ont leur licence pour plaider, appellés licentiati, ou licentiés, sont nommés barristers. Voyez Advocat.

Barre s'est dit aussi d'une exception contre une demande ou plainte. Voyez Exception.

L'auteur des termes de pratique définit barre un moyen rapporté par le défendeur dans un procès, par lequel l'action du demandeur est détruite pour toûjours.

On distinguoit la barre en perpétuelle & temporelle.

Barre perpétuelle est celle qui éteint l'action pour toûjours.

Barre temporelle, n'est qu'une exception dilatoire. Voyez Dilatoire. (H)

Barre - sacrée (Page 2:90)

* Barre - sacrée, (Hist. anc. Myth.) instrument de bois en forme de cassette, partagé par deux sceptres posés en sautoir, dont les Egyptiens se servoient dans leurs sacrifices & pour leurs divinations. Kirker. Obel. Pamph. & OEdip. AEgypt.

Barres (Page 2:90)

Barres, (Hist. mod.) mot dont on s'est autrefois servi pour exprimer un exercice d'hommes armés & combattans ensemble avec de courtes épées, dans un espace fermé de barreaux ou barrieres qui les séparoient des spectateurs. Voyez Lice. (G)

Barres (Page 2:90)

Barres, (Jeu.) est encore le nom que les jeunes gens donnent à un jeu qui consiste à se séparer en deux troupes, à venir se provoquer réciproquement, à courir les uns contre les autres entre des limites marquées; en sorte que si quelqu'un de l'un ou de l'autre parti est pris par ses adversaires, il demeure prisonnier jusqu'à ce que quelqu'un de son parti le délivre, en l'emmenant malgré les poursuites du parti contraire. (G)

Barres (Page 2:90)

Barres (en Musique), sont des traits tirés perpendiculairement à la fin de chaque mesure sur les lignes de la portée, pour séparer la mesure qui finit de celle qui recommence. Ainsi les notes contenues entre deux barres forment toûjours une mesure complete, égale en valeur & en durée à chacune des autres mesures comprises entre deux autres barres, tant que le mouvement ne change pas. Mais comme il y a plusieurs sortes de mesures qui different considérablement en durée, les mêmes différences se trouvent dans les valeurs contenues entre les deux barres de chacune de ces especes de mesures. Ainsi dans la mesure à 3 tems qui se marque par ce signe 3/2, & qui se bat lentement, la somme des notes comprises entre deux barres doit faire une ronde & demie; & dans cette autre mesure à trois tems 3/8, qui se bat vîte, la même somme ne fait que trois croches: de sorte que quatre fois la valeur contenue [p. 91] entre deux barres de cette derniere mesure, ne font qu'une fois la valeur contenue entre deux barres de l'autre.

Le principal usage des barres est de distinguer les mesures, & d'en indiquer le frappé qui se fait toûjours sur la note qui suit immédiatement la barre. Elles servent aussi dans les partitions à montrer les mesures correspondantes dans chaque portée. Voy. Partition.

Il n'y a guere que cent ans qu'on s'est avisé de tirer des barres de mesure en mesure: auparavant la musique étoit simple; on n'y voyoit guere que des rondes, des blanches & des noires, peu de croches, presque jamais de doubles croches, avec des divisions moins inégales; la mesure en étoit plus aisée à suivre. Cependant j'ai vû nos meilleurs Musiciens se trouver embarrassés à bien exécuter l'ancienne musique d'Orlande & de Goudimel: ils se perdoient dans la mesure, faute des barres auxquelles ils étoient accoûtumés, & ne suivoient qu'à peine des parties chantées autrefois couramment par les Musiciens d'Henry III. (S)

Barre (Page 2:91)

Barre, en terme de Blason, dénote une piece honorable qui ressemble de près à la bande, dont elle ne differe qu'en ce qu'elle est plus étroite, & en ce que la barre peut être placée dans telle partie du champ qu'on veut; au lieu que la fasce ou bande est confinée à un seul endroit. Voyez Fasce. (V)

Barre (Page 2:91)

Barre, en Fauconnerie, se dit des bandes noires qui traversent la queue de l'épervier.

Barre (Page 2:91)

Barre, (Commerce.) mesure de longueur dont on se sert en Espagne pour mesurer les étoffes, ainsi qu'on sait de l'aune en France.

Il y a trois sortes de barres; celle de Valence, celle de Castille, & celle d'Arragon.

La barre de Valence contient deux piés neuf pouces sept lignes, qui sont dix treiziemes de l'aune de Paris; de maniere que treize barres de Valence font dix aunes de Paris.

La barre de Castille contient deux piés sept pouces deux lignes & un peu plus, qui font cinq septiemes de l'aune de Paris; ainsi sept barres de Castille font cinq aunes de Paris

La barre d'Arragon est à quelques lignes près semblable à celles de Valence & de Castille; en sorte que trois barres d'Arragon font deux aunes de Paris. (G)

Barre (Page 2:91)

Barre, (Marine.) c'est un amas de sable ou de vase qui se forme à l'entrée des rivieres ou des ports, & qui la bouchent de façon qu'on n'y peut arriver que de haute mer, ou quelquefois par des ouvertures & des intervalles qu'on y trouve, & qui forment des passes qu'on appelle chenal. Ces sortes d'endroits s'appellent havre de barre, riyiere de barre. Voyez Havre. (Z)

Barre (Page 2:91)

Barre: ce mot, dans la Marine, se joint à plusieurs autres, & a des significations particulieres, dont on peut voir ci - dessous les principales.

Barres d'arcasse; c'est un terme commun à la grande barre d'arcasse, ou lisse de hourdi, & aux petites barres d'arcasse, ou barres de contr'arcasse ou contrelisses; elles sont toutes à l'arcasse du vaisseau, & le soûtiennent. La grande barre d'arcasse est la plus haute, & pose par son milieu sur le haut de l'étambord, & par ses bouts sur les estains; c'est le dernier des bouts de l'arriere qui affermit la poupe. Voyez la position de la grande barre d'arcasse, Pl. IV. fig. 2. & la forme de cette piece, Plan. VI. fig. 39. Voyez Lisse de hourdi.

Barres d'arcasses, contrelisses, barres de contr'arcasse; ce sont celles qui se posent au - dessous de la lisse de hourdi; elles sont assemblées à queue d'aronde dans les estains & avec l'étambord par une en<cb-> taille qu'on leur fait. Voyez leur position, Plan. IV. fig. 1. n° 11.

Barre de pont; c'est une autre barre d'arcasse sur laquelle on pose le bout du pont du vaisseau; elle est parallele & presque semblable à la lisse de hourdi. V. la Pl. IV. fig. 1. n° 10.

Barre d'arcasse de couronnement; c'est une longue piece de bois qui lie le haut du vaisseau par son couronnement. Voyez Pl. III. fig. 1. le couronnement du vaisseau coté N N.

Barres de cabestan; ce sont des pieces de bois quarrées qui servent à faire virer le cabestan. Voyez Cabestan.

Barres de virevaux, voyez Virevaux.

Barres d'écoutille; ce sont des traverses de bois, ou des pieces de bois étroites qui traversent les panneaux des écoutilles par - dessous, pour en tenir les planches jointes: quelques - uns les appellent taquets de panneaux.

Barre de Gouvernail (Page 2:91)

Barre de Gouvernail, (Marine.) c'est une longue piece de bois, qui d'un bout entre dans une mortoise qui est dans la tête du gouvernail pour le faire mouvoir, & l'autre bout est attaché avec une cheville de fer à une boucle de même métal à la barre nommée manuelle, que le timonier tient. V. Pl. IV. fig. 1. la barre du gouvernail cotée 177.

Ce terme de barre est équivoque; on le prend quelquefois pour le timon, & quelquefois pour la manuelle ou la manivelle. V. Timon & Maniville.

Changer la barre du gouvernail, c'est la faire tourner d'un autre côté.

Barre à bord: barre de gouvernail toute à bord, c'est - à - dire, poussée contre le côté du vaisseau, ou aussi loin qu'elle peut aller.

Pousse la barre à arriver; c'est lorsqu'on veut ordonner au timonier de pousser la barre au vent, en sorte que le vent donne à plein dans les voiles pour arriver.

Pousse la barre à venir au vent, ou pousse la barre sous le vent; c'est afin de faire venir le vaisseau au lof, c'est - à - dire, mettre la barre sous le vent pour virer.

Barres (Page 2:91)

Barres de hune (Marine.) barreaux, resseaux; ce sont quatre pieces de bois mises de travers l'une sur l'autre, qui font saillie autour de chaque mât, au - dessous de la hune, pour la soûtenir, & même pour servir de hune aux mâts qui n'en ont point. Elles sont posées en croix au - dessous du ton des mâts, & servent à soûtenir les haubans, les mâts de hune, les perroquets, les essais & diverses manoeuvres & poulies. Elles sont un peu arquées, le concave en dedans; voyez à la Planche premiere, aux articles des Mats, les chiffres 12, 13 & 14, le ton, le chouquet & la hune; au - dessous sont placées les barres, barreaux ou tesseaux. Leur croix traverse le vaisseau par le milieu & de bord à bord; aux angles de ces barres, il y a de petits cops de mouton, par où sont amarrés de petits haubans qui traversent aux grands haubans pour les affermir, voyez à la Planche premiere, le chiffre 14, ces petits haubans.

Les barres des perroquets servent à tenir le bâton du pavillon. On donne autant de longueur aux barres de hunes, que le fond de la hune a de largeur.

Les grandes barres de hune d'un vaisseau de cent trente - quatre piés de long de l'étrave à l'étambord, doivent avoir cinq pouces & demi d'épais, & sept pouces & demi de large; toutes les autres sont moins larges à proportion, & aussi plus plates & plus minces; leur longueur doit être d'environ neuf piés & demi.

Celles du mât de misene doivent avoir huit piés & demi de long.

Celles du mât d'artimon, quatte piés & demi.

Celles de beaupré, quatre piés & demi, de même que celles du grand mât de hune. [p. 92]

Celles du mât de hune d'avant doivent avoir trois piés & demi.

Celles du perroquet de fougue, deux piés.

Celles du grand perroquet, & du petit beaupré, deux piés.

Celles du perroquet de misene, un pié & demi au moins.

Ces mesures ne sont pas invariables; il y a des constructeurs qui prétendent que la longueur des barres de hune, qui sont placées dans la longueur de poupe à proue, doit être du tiers de la largeur du vaisseau, que chaque six piés de leur longueur leur doit donner cinq pouces d'épaisseur de haut en bas, & que leur largeur doit être des quatre cinquiemes parties de leur épaisseur.

A l'égard de celles qui sont posées dans la largeur du vaisseau, ou qui le traversent d'un bord à l'autre; elles doivent être un peu plus courtes, quoiqu'égales en largeur: mais en épaisseur de haut en bas, elles doivent avoit aussi un quart moins que de largeur.

Les barres de hune du mât de misene doivent être d'une sixieme partie plus courtes que celles du grand mât. Les barres du mât d'artimon à peu près la moitié de celles du grand mât, tant en longueur, largeur, qu'épaisseur. Celles de beaupré, qui doivent être posées tout - à - fait de niveau, ont les mêmes proportions que celles de l'artimon, aussi - bien que celles du grand mât de hune, & celles du mât de hune d'avant doivent étre d'une dixieme partie plus petites.

Les barres de hune du grand perroquet doivent être en toutes proportions de la moitié de celles du grand mât de hune: il en doit être de même à l'égard des barres du mât de hune d'avant: celles du perroquet d'artimon doivent être un peu plus petites que celles du grand perroquet, & celles du perroquet de beaupré leur doivent être égales.

Barres (Page 2:92)

Barres de cuisine; ce sont des barres de fer qui servent à soûtenir les chaudieres qu'on met sur le feu; elles sont posées de long & de travers dans les cuisines des vaisseaux.

Barres (Page 2:92)

Barres ou Barrieres des ports (Marine.) ce sont de longues poutres dont on ferme les entrées des ports, mais plus souvent on se sert de chaines. (Z)

Barre (Page 2:92)

Barre, terme de riviere, piece de bois dans une écluse, qui soûtient les aiguilles.

Barre (Page 2:92)

Barre, terme de riviere, certain flot particulier à la riviere de Seine; ce flot est haut environ de deux piés, & vient fort impétueusement avec le flux de la mer, ce qui le rend dangereux pour les batteaux mal fermés.

La barre n'est sensible que jusqu'au Pont - de - l'Arche.

Barres (Page 2:92)

Barres (Manege.) ce sont les parties les plus hautes de la gencive du cheval, où il n'y a jamais de dents; elles sont situées entre les dents mâchelieres & les crochets de part & d'autre de la bouche; c'est où se fait l'appui du mors de la bride, qui sert à conduire le cheval. C'est un défaut à cet animal d'avoir les barres rondes & peu sensibles; car encore que le canon simple (voyez Canon) porte sur la langue, les barres ne laissent pas d'en ressentir l'effet au travers, tant elles sont sensibles & délicates. Il faut aux chevaux qui ont les barres rondes & peu sensibles, un mors qui en réveille le sentiment, tel qu'un mors qui tient de l'entier, c'est - à - dire, qui ne plie point dans le milieu de la liberté de la langue. Les barres tranchantes marquent une bouche extrèmement fine. On dit que la levre d'un cheval arme la barre, pour dire qu'elle la couvre.

Barre (Page 2:92)

Barre (Manege.) c'est un morceau de bois gros comme la jambe, rond & long de sept à huit piés, percé d'un trou à chaque bout, pour y arrêter deux cordes, dont l'une s'attache à la mangeoire & l'autre au poteau. V. Mangeoire, Poteau. Ce sont ces morceaux de bois qui séparent les chevaux l'un de l'autre dans une écurie: il sont ordinairement suspendus à un pié & demi de terre. Les chevaux s'embarrent quelquefois. Voyez Embarrer. (V)

Barre (Page 2:92)

Barre d'appui (Architecture.) les ouvriers l'appellent platte - bande d'appui ou plaque bande quarderonnée, parce qu'il y a deux quarts de rond aux deux côtés pour adoucir les arrêtes: c'est, dans une rampe d'escalier, ou un balcon de fer, la barre de fer applattie sur laquelle on s'appuie, & dont les arrêtes sont rabattues. (P)

Barre (Page 2:92)

* Barre de godet; c'est une barre de fer plat en volute par sa partie saillante, & qui par l'autre bout qui porte sur les entablemens est à harpon ou à patte, & qui a, à un pié de sa partie saillante, une bride pour soûtenir les bords du godet de plomb, communément dit gouttiere.

Barre (Page 2:92)

* Barre de languettes; c'est une barre de fer plat toute droite, qui se pose aux manteaux de cheminée, & sert à soûtenir la languette de la cheminée, ou son devant; elle est plus en usage pour les cheminées de brique, que dans les autres; parce que la brique ne se soûtenant pas par elle - même, comme le plâtre, elle a besoin de cet appui.

Barre (Page 2:92)

* Barre de lintot ou Lintot; c'est une barre de fer plat, ou quarré, qui se pose au lieu de lintots de bois aux portes & aux croisées; on en met aussi aux croisées bandées en pierre, pour en empêcher l'écartement.

Barre (Page 2:92)

* Barre de tremie; c'est une barre de fer plat coudée à double équerre à chacune de ses extrémités, & dont l'usage est de soûtenir les plâtres des foyers des cheminées; elle se place dans les trémies observées dans les planchers, où elle pose sur les solives d'enchevêtrure.

Barre (Page 2:92)

Barre, chez les Fontainiers; on appelle barre de soudure une piece étendue en long, composée de plomb & d'étain, pesant environ 18 à 20 livres. V. Soudure. (K)

Barre (Page 2:92)

Barre fendue, ou fondue; verge de barre fondue; petite barre de dessous; barre de derriere; barre à aiguilles, &c. parties du métier à faire des bas. Voyez l'article Bas.

Barre (Page 2:92)

Barre, outil de Charron; c'est une espece d'essieu de fer de la longueur de quatre piés, de trois pouces d'épaisseur, quarré au milieu, & arrondi par les deux bouts; il sert aux Charrons à conduire deux grandes roues à la fois.

Barre (Page 2:92)

Barre (Menuiserie.) s'entend des pieces de bois qu'on met aux contrevents, aux portes, &c. pour entretenir les planches ensemble. Voyez 1. 2. Planc. IV. de Menuiserie, fig. 3.

Barres (Page 2:92)

Barres à queues (Menuiserie.) ce sont celles qui entrent dans les montans, comme celles des portes de granges, qui sont à bâtis, & dont les barres sont emmanchées à queue d'aronde dans les montans.

Barre (Page 2:92)

Barre, chez les Tonneliers, est une piece de bois que ces ouvriers appliquent en travers sur chacun des fonds d'une futaille, & qu'ils y assujettissent avec des chevilles qui appuient par un bout sur cette traverse, & de l'autre entrent dans des trous pratiqués avec le barroir, dans ce qu'on appelle le peigne du jable. La barre sert à maintenir les douves des fonds, & empêche qu'elles ne se déplacent de dedans le jable. Voyez Peigne de jable & Barroir.

Barre (Page 2:92)

Barre, terme de Tourneur, est un long morceau de bois qu'on appelle aussi appui & support, que l'ouvrier a devant lui en tournant, & sur lequel il appuie ses outils. Voyez Tour.

Barre (Page 2:92)

Barre à dégager (Verrerie.) il y a deux barres à dégager; l'une grande, l'autre petite: elles ont l'une & l'autre le même usage. Les tiseurs s'en servent pour dégager la grille, & mettre le four en fonte. La grande a onze piés de longueur sur quatorze lignes d'é<pb-> [p. 93] paisseur, dans la partie où elle est quarrée; cette partie équarrie a vingt - deux pouces de long; le reste est rrondi. La petite n'a que sept piés de long.

Barre (Page 2:93)

Barre à porter c'est ainsi qu' appelle, dans les Verreries, un instrument, ou barre, qui sert à transporter le port de l'anse dans la tonnelle. Voyez Verrerie, Pot, Tonnelle

Barre (Page 2:93)

Barre à repasser (Verrerie.) instrument de fer ou de bois, dont on se sert dans la préparation des briques, pour la construction des fourneaux de Verrerie ou autres. Cette barre est quarrée; elle a neuf à dix lignes d'épaisseur; l'ouvrier la tient entre ses mains; & quand il a placé les briques seches dans la boîte qui en détermine les dimensions, il applique la barre sur les bords de la boîte, il la tire fortement à lui en suivant toûjours les bords, & enleve dans ce mouvement l'excédant de brique.

Barre (Page 2:93)

* Barre (Géog.) petite ville de France, dans le Gévaudan, au diocese de Mende.

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