ENCYCLOPÉDIE OU DICTIONNAIRE RAISONNÉ
DES SCIENCES, DES ARTS ET DES MÉTIERS

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Attaque (Page 1:836)

Attaque du chemin couvert; c'est, dans l'Art militaire, les moyens qu'on employe pour en chasser l'ennemi, & pour s'y établir ensuite. Cette attaque se fait de deux manieres, ou par la sappe, ou de vive force. On va donner une idée de chacune de ces attaques.

Lorsque la troisieme parallele, ou place d'armes, est solidement établie au pié du glacis, & qu'on veut s'emparer du chemin couvert par la sappe, on s'avance en zig - zag par une sappe sur les arrêtes des angles saillans du chemin couvert attaqué; & comme il est alors fort difficile de se parer de l'enfilade, on s'enfonce le plus profondément qu'on peut, ou bien l'on fait de fréquentes traverses. On arrive aussi quelquefois à l'angle saillant du glacis par une tranchée directe qui se construit ainsi.

Deux sappeurs poussent devant eux, le long de l'arrête du glacis, un gabion farci ou un mantelet. Ils font une sappe de chaque côté de cette arrête. Ils en font le fossé beaucoup plus profond qu'à l'ordinaire, pour s'y couvrir plus sûrement du feu de la place. Cette sappe qui chemine ainsi des deux côtés en même tems, se nomme double sappe. Elle a un parapet de chaque côté, & des traverses dans le milieu, de distance en distance. Voyez Tranchée directe. Lorsqu'elle est parvenue à la moitié, ou aux deux tiers du glacis, on construit des cavaliers de tranchée pour commander & enfiler les branches du chemin couvert. Voyez Cavalier de tranchée.

Ces cavaliers bien établis, il est aisé de pousser la tranchée directe jusqu'à l'angle saillant du chemin couvert, & d'établir à la pointe de cet angle & sur le haut du glacis, un petit logement en arc de cercle, dont le feu peut obliger l'ennemi d'abandonner la place d'armes qui est en cet endroit. On étend ensuite ce logement de part & d'autre des branches du chemin couvert, en s'enfonçant dans la partie supérieure ou la crête du glacis, à la distance de trois toises du côté intérieur du chemin couvert, afin que cette épaisseur lui serve de parapet à l'épreuve du canon.

L'opération que l'on vient de décrire pour parvenir de la troisieme parallele à l'angle saillant du chemin couvert, se fait en même tems sur tous les angles saillans du front attaqué. Ainsi l'ennemi se trouve obligé de les abandonner à peu - près dans le même tems. Le logement se continue ensuite de part & d'autre de ces angles vers les places d'armes rentrantes du chemin couvert.

On oblige l'ennemi d'abandonner ces places d'armes par des batteries de pierriers qu'on construit vis - à - vis, & qui joignent les logemens des deux branches du chemin couvert, qui forment les angles rentrans. Ces batteries étant construites, elles font pleuvoir une grêle de cailloux dans les places d'armes, qui ne permettent pas à l'ennemi de s'y soûtenir. On avance toûjours pendant ce tems - là le logement des branches vers la place d'armes; & lorsque l'ennemi l'a abandonné, on continue le logement du glacis tout autour des faces de la place d'armes. On fait un autre logement dans la place d'armes qui communique avec celui de ses faces. Il s'étend à peu - près circulairement le long des demi - gorges des places d'armes. [p. 837]

Ce logement bien établi & dans son état de perfection, empêche l'ennemi de revenir dans le chemin couvert pour essayer de le reprendre.

Tous ces logemens se font avec des gabions & des fascines. On remplit les gabions de terre; on met des fascines dessus, & l'on recouvre le tout de terre.

« Dans tout ce détail nous n'avons point fait usage de mines, afin de simplifier autant qu'il est possible la description des travaux que l'on fait depuis la troisieme parallele, pour se rendre maître du chemin couvert: nous allons suppléer actuellement à cette omission, en parlant des principales difficultés que donnent les mines, pour parvenir à chasser l'ennemi du chemin couvert.

Sans les mines il seroit bien difficile à l'ennemi de retarder les travaux dont nous venons de donner le détail; parce que les ricochets le désolent entierement, & qu'ils labourent toutes ses défenses, ensorte qu'il n'a aucun lieu où il puisse s'en mettre à l'abri: mais il peut s'en dédommager dans les travaux soûterreins, où ses mineurs peuvent aller, pour ainsi dire, en sûreté, tandis que ceux de l'assiégeant, qui n'ont pas la même connoissance du terrein, ne peuvent aller qu'à tâtons, & que c'est une espece de hasard, s'ils peuvent parvenir à trouver les galeries de l'ennemi, & les ruiner. Si l'on est instruit que le glacis de la place soit contreminé, on ne doit pas douter que l'ennemi ne profite de ces contremines, pour pousser des rameaux en avant dans la campagne; & alors pour éviter autant que faire se peut, le mal qu'il peut faire avec ses fourneaux, on creuse des puits dans la troisieme parallele, auxquels on donne, si le terrein le permet, 18 ou 20 piés de profondeur, afin de gagner le dessous des galeries de l'assiégé; & du fond de ces puits on mene des galeries, que l'on dirige vers le chemin couvert pour chercher celles de l'ennemi. On sonde les terres avec une longue aiguille de fer, pour tâcher de trouver ces galeries. Si l'on se trouve dessus, on y fera une ouverture, par laquelle on jettera quelques bombes dedans qui en feront deserter l'ennemi, & qui ruineront sa galerie. Si au contraire on se trouve dessous, on la fera sauter avec un petit sourneau: mais si on ne peut parvenir à découvrir aucunes galeries de l'ennemi, en ce cas il faut prendre le parti de faire de petits rameaux à droite & à gauche, au bout desquels on fera de petits fourneaux qui ébranleront les terres des environs, & qui ne pourront guere manquer de ruiner les galeries & les fourneaux de l'assiégé.

Quelque attention que l'on puisse avoir en pareil cas, on ne peut présumer d'empêcher totalement l'ennemi de se servir des fourneaux qu'il a placés sous le glacis: mais à mesure qu'il les fait sauter, on fait passer des travailleurs, qui font promptement un logement dans l'entonnoir de la mine, & qui s'y établissent solidement. On peut dans de certaines situations de terrein, gâter les mines des assiégés, en faisant couler quelque ruisseau dans ses galeries; il ne s'agit pour cela que de creuser des puits dans les environs, & y faire couler le ruisseau. On se servit de cet expédient au siége de Turin, en 1706, & on rendit inutile par là un grand nombre de mines des assiégés.

L'ennemi doit avoir disposé des fourneaux pour empêcher le logement du haut du glacis; ils doivent être placés à quatre ou cinq toises de la palissade du chemin couvert, afin qu'en sautant, ils ne causent point de dommage à cette palissade, & qu'ils se trouvent à peu - près sous le logement que l'assiégeant fait sur le haut du glacis. Lorsqu'il y a mis le feu, on s'établit dans leur entonnoir; l'assié<cb-> geant fait aussi sauter des fourneaux de son côté, pour enlever & détruire la palissade. Enfin on ne néglige rien de part & d'autre pour se détruire réciproquement. L'assiégé fait ensorte de n'abandonner aucune partie de son terrein, sans l'avoir bien disputé; & l'assiégeant employe de son côté toute son industrie, pour obliger l'ennemi de le lui céder au meilleur compte, c'est - à - dire avec peu de perte de tems & de monde.

On ne peut donner que des principes généraux sur ces sortes de chicanes. Elles dépendent du terrein plus ou moins favorable, & ensuite de la capacité & de l'intelligence de ceux qui attaquent, & de ceux qui défendent la place.

Nous avons supposé avant que de parler des mines, en traitant du logement sur le haut du glacis, que le feu des cavaliers de tranchée, celui des batteries de canon & de bombes à ricochet, avoit obligé l'ennemi de quitter le chemin couvert: mais si malgré tous ces feux il s'obstine à demeurer dans les places d'armes, & derriere les traverses, voici comment on pourra parvenir à l'en chasser totalement, & à faire sur le haut du glacis le logement dont nous avons déjà parlé.

Soit que l'ennemi ait fait sauter un fourneau vers l'angle saillant de son chemin couvert, ou que l'assiégé ait fait sauter vers ces endroits une partie des palissades; si - tôt que le fourneau aura joüé, on fera passer des travailleurs dans son entonnoir, qui s'y couvriront promptement, & qui ensuite étendront le logement dans le chemin couvert de part & d'autre des côtés de son angle saillant.

On communiquera la tranchée double, ou la double sappe de l'arrête du glacis avec ce logement, pour être plus en état de le soûtenir, s'il en est besoin, & pour pouvoir communiquer plus sûrement avec lui. Une des grandes attentions qu'il faut avoir dans ce logement, c'est d'en bien couvrir les extrémités, c'est - à dire, de s'y bien traverser pour se couvrir des feux des autres parties du chemin couvert, où l'ennemi se tient encore.

Lorsque ce logement sera parvenu auprès des premieres traverses du chemin couvert, si l'ennemi est encore derriere, comme il ne peut y être qu'en très - petit nombre, eu égard à l'espace qu'il y a, on l'en fera chasser par une compagnie de grenadiers, qui tomberont brusquement sur lui; après quoi on fera chercher dans la partie qu'ils auront abandonnée, l'ouverture ou le saucisson de la mine; & si on la trouve, comme il y a apparence, on l'arrachera, & on rendra par là la mine inutile. On pourra aussi faire passer quelques travailleurs dans le passage de la traverse: ils y feront un logement qui sera un des plus sûrs de ceux que l'on peut faire dans cette proximité de l'ennemi. On percera ensuite une entrée dans le chemin couvert vis - à - vis ces traverses; on la prolongera jusque vers le bord du fossé, en se couvrant de la traverse; après quoi on fera partir une sappe de chacune des extrémités de ce passage, c'est - à - dire, environ du bord de la contrescarpe lesquels suivront à peu - près l'arrondissement de cette contrescarpe, vers le mi ieu de laquelle elles se rencontreront. On enfoncera beaucoup ce logement, afin qu'il ne cause point d'obstacle à celui du haut du glacis; & l'on fera ensorte de laisser devant lui jusqu'au bord du fossé, une épaisseur de terre suffisante pour résister au canon des flancs & de la courtine. On blinde ce logement pour y être à couvert des grenades. Il est d'une grande utilité pour donner des découvertes dans le fossé.

On continuera pendant le tems qu'on travaillera à ce logement dans l'intérieur du chemin couvert, le logement du haut du glacis, jusqu'aux places [p. 838] d'armes rentrantes, d'où l'on pourra chasser l'ennemi de vive force, par une attaque de quelque compagnie de grenadiers, supposé qu'il se soit obstiné à y demeurer malgré le feu des ricochets, des bombes, & des pierriers. L'ennemi les ayant totalement abandonnées, on y fera un logement on portion de cercle dans l'intérieur, ainsi qu'on l'a déjà dit précédemment ».

De l'attaque de vive force du chemin couvert. « Il y a une autre maniere de chasser l'ennemi du chemin couvert plus prompte, mais aussi beaucoup plus meurtriere, plus incertaine, & infiniment moins savante. Elle consiste à faire une attaque subite de tout le chemin couvert du front de l'attaque, à en chasser l'ennemi à force ouverte, & à s'y établir immédiatement après par un bon logement.

Il se trouve des circonstancés qui obligent de prndre quelquefois le parti d'attaquer aussi le chemin couvert: comme lorsque l'on ne peut pas établir des batteries à ricochets pour battre ses branches, de même que les faces des pieces de fortification du front de l'attaque; ou qu'on présume que l'ennemi n'est pas en état de résister à une attaque de la sorte; ou enfin qu'on croit ne devoir rien négliger pour s'emparer quelques jours plûtôt du chemin couvert: en ce cas on prend le parti de faire cette attaque. Voici en peu de mots comment on s'y conduit.

Lorsqu'on a pris le parti d'attaquer le chemin couvert de vive force, on fait ensorte que la troisieme parallele avance ou empiete fur le glacis: plus elle sera avancée, & plus l'attaque se fera avantageusement. On fait des banquettes tout le long de cette parallele en forme de degrés jusqu'au haut de son parapet, ain que le soldat puisse passer aisément par - dessus, pour aller à l'attaque du chemin couvert.

On fait un amas considérable de matériaux sur le revers de cette ligne, & dans la ligne même, comme d'outils, de gabions, de fascines, de sacs à terre, &c. afin que rien ne manque pour faire promptement le logement, après avoir chassé l'ennemi du chemin couvert. On commande un plus grand nombre de compagnies de grenadiers qu'à l'ordinaire, on les place le long de la troisieme parallele, sur quatre ou six de hauteur; & les travailleurs sont derriere eux, sur les revers de cette parallele, munis de leurs outils, de gabions, sascines, &c. On a soin que tous les autres postes de la tranchée soient plus garnis de troupes qu'à l'ordinaire, afin de fournir du secours à la tête, s'il en est besoin, & qu'ils fassent feu sur les défenses de l'ennemi, qu'ils peuvent découvrir: les grenadiers sont aussi armés de haches pour rompre les palissades du chemin couvert.

On donne ordre aux batteries de canon, de mortiers, & de pierriers, de se tenir en état de seconder l'attaque de tout leur feu; on convient d'un signal pour que toutes les troupes qui doivent commencer l'attaque, s'ébranlent en même tems, & tombent toutes ensemble sur l'ennemi.

Ce signal consiste en une certaine quantité de coups de canon, ou un certain nombre de bombes qu'on doit tirer de suite; & l'on doit se mettre en mouvement au dernier coup, ou à la derniere bombe.

Le signal étant donné, toutes les troupes de la troisieme parallele s'ébranlent en même tems, & elles passent brusquement par - dessus son parapet: elles vont à grands pas au chemin couvert, & elles entrent dedans; soit par ses barrieres, soit par les ouvertures que les grenadiers y font en rompant les palissades à coups de hache. Lorsquelles y ont pénétré, elles chargent l'ennemi avec beaucoup de vivacité; dès qu'elles sont parvenues à lui en faire abandonner quelques - uns des angles, les ingénieurs y conduisent promptement les travailleurs, & y tracent un logement sur la partie supérieure du glacis, vis - à - vis de la partie du chemin couvert abandonné, & à trois toises de son côté intérieur. Ce logement, comme on l'a déjà it, se fait, avec des gabions que les travailleurs posent sur le glacis, à côté les uns des autres. Les joints en sont couverts par des sacs à terre, ou par des fagots de sappe. On remplit aussi ces gabions de terre, on les couvre de fascines, & on jette sur le tout, la terre que l'on tire du glacis, en creusant & en élargissant le logement; on s'en fait un parapet pour se mettre à couvert du feu direct de la place, le plus promptement qu'il est possible, & on se garantit de l'enfilade par des traverses.

Pendant cette opération, toutes les batteries de la tranchée ne cessent de tirer aux défenses de la place, pour y tenir l'ennemi en inquiétude, & diminuer autant que l'on peut l'activité de son feu sur les travailleurs & sur le logement.

Lorsque les troupes qui ont fait l'attaque, sont parvenues à chasser l'ennemi de son chemin couvert, ou de quelqu'une de ses places d'armes (car souvent on ne peut dans une premiere attaque y établir qu'un ou deux logemens aux angles saillans) elles se retirent derriere le logement, où elles restent le genou en terre, jusqu'à ce qu'il soit en état de les couvrir. Quelquefois l'ennemi que l'on croyoit avoir chassé du chemin couvert, revient à la charge, & il oblige de recommencer l'attaque & le logement qu'il culbute, en tombant inopinément dessus. Cette attaque se peut recommencer plusieurs fois, & être fort disputée, lorsque l'on a affaire à une fte garnison; en ce cas il faut payer de bravoure, & se roidir contre les difficultés de l'ennemi.

Lorsqu'il est prêt d'abandonner la partie, il faut. mettre le feu à ses mines; on s'établit aussi - tôt qu'elles ont joüé, dans les entonnoirs, comme nous l'avons déjà dit, en parlant de cette attaque par la sappé: enfin on s'oppose à toutes ses chicanes, autant que l'on peut, & si l'on est repoussé dans une premiere attaque, on s'arrange pour la recommencer le lendemain ou le sur - lendemain, & l'on tâche de prendre encore plus de précautions que la premiere fois pour réussir dans l'entreprise.

Avant de commencer cette attaque, on canonne pendant plusieurs heures avec vivacité le chemin couvert, pour tâcher d'en rompre les palissades, & labourer la partie supérieure de son glacis, afin d'avoir plus de facilité à y pénétrer & à faire le logement. On laisse après cela, le tems nécessaire aux pieces pour qu'elles refroidissent, c'est - à - dire environ une heure, & l'on commence l'attaque comme nous l'avons dit, pendant laquelle l'artillerie agit continuellement.

Il faut convenir que cette sorte d'attaque est extrèmement meurtriere. Les assiégeans sont obligés d'aller pendant presque toute la largeur du glacis à découvert, exposés à tout le feu de la place. Ils sont obligés d'attaquer des gens cachés derriere des palissades, qu'il faut rompre à coups de hâches pour parvenir jusqu'à eux. Il faut combattre long - tems avec un desavantage évident; & lorsqu'à force de valeur on a chassé l'ennemi, on se trouve exposé à tout le feu des remparts, qui est servi alors avec la plus grande vivacité. On est aussi exposé aux mines que l'ennemi fait saur pour déranger le logement, mettre du desordre & de la confusion parmi les troupes; ce qui leur donne la facilité de revenir sur elles, & de les harceler encore de nouveau. Il s'en faut beaucoup que la premiere mé<pb-> [p. 839] thode dont nous avons parlé, soit aussi incertaine & aussi meurtriere que celle - ci. Suivant M. le maréchal de Vauban, on doit toûjours la préférer lorsqu'on en est le maître, & ne se servir seulement de cette derniere, que lorsqu'on y est obligé par quelques raisons essentielles.

Le tems le plus favorable pour cette attaque, est la nuit; on est moins vû de la place, & par conséquent son feu est moins dangereux: cependant il y a des généraux qui la font faire de jour. Il n'y a rien de réglé là - dessus; ils sont les maîtres de prendre le parti qu'ils croyent le meilleur, suivant les circonstances des tems & des lieux. Attaque des places» par M. le Blond. (Q)

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