ENCYCLOPÉDIE OU DICTIONNAIRE RAISONNÉ
DES SCIENCES, DES ARTS ET DES MÉTIERS

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AVALER (Page 1:858)

* AVALER, v. act. (Physiolog.) Voyez Déglutition.

On voit parmi les raretés qu'on conserve à Leyde, dans l'école d'Anatomie, un couteau de dix pouces de long, qu'un paysan avala, & fit sortir par son estomac. Ce paysan vécut encore huit ans aprés cet accident.

Une dame dont M. Greenhill parle dans les Tran<-> tions philosophiques, eut une tumeur au nombril, our avoir avalé des noyaux de prunes. La tumeur nt venue à s'ouvrir d'elle - même quelque tems , elle les rendit; mais elle mourut malgré le soin q en prit. Une fille âgée de dix ans, qui demeuroit auprès de Hall en Saxe, avala en joüant un couteau de six pouces & demi de long; la curiosité du fait engagea Wolfgang Christ Weserton, Medecin de l'électeur de Brandebourg, à en prendre soin; le couteau changea de place plusieurs fois, & cessa d'incommoder cette fille au bout de quelques mois: mais un an après on ne le sentit presque plus, tant il avoit diminué: enfin il sortit par un abcès que sa pointe avoit causé trois travers de doigt au - dessous du creux de l'estomac, mais il étoit extrèmement diminué, & la fille fut entierement rétablie. Transac. philosoph. n° 219. Voyez aussi les Mém. de l'Acad. de Chir.

« Plusieurs personnes » (dit M. Sloane, à l'occasion d'un malheureux qui avoit avalé une grande quantité de cailloux, pour remédire aux vents dont il étoit affligé, lesquels, ayant resté dans son estomac, l'avoient réduit à un état pitoyable;) « s'imaginent lorsqu'ils voyent que les oiseaux languissent, à moins qu'ils n'avalent des cailloux ou du gravier, que rien n'est meilleur pour aider la digestion que d'en avaler: mais j'ai toûjours condamné cette coûtume; car l'estomac de l'homme étant tout - à - fait différent des gésiers des oiseaux, qui sont extrèmement forts, musculeux, & tapissés d'une membrane qui sert avec ces petits cailloux à broyer les alimens qu'ils ont pris; les cailloux ne peuvent manquer de faire beaucoup de mal. J'ai connu, continue cet auteur, un homme qui, après avoir avalé pendant plusieurs années, neuf ou dix cailloux par jour, aussi gros que des noisettes, mourut subitement, quoiqu'ils ne lui eussent fait aucun » mal en apparence, & qu'ils eussent toûjours passé.

Avaler (Page 1:858)

Avaler, v. act. (Commerce.) avaler une lettre de change, un billet de change; c'est y mettre son aval, le souscrire, en répondre: cette expression est peu usitée. (G)

Avaler (Page 1:858)

Avaler la ficelle, terme de Chapelier; c'est faire descendre, avec l'instrument appellé avaloire, la ficelle depuis le haut de la forme d'un chapeau jusques au bas, qui se nomme le lien. Voyez Chapeau & Avaloire.

Avaler (Page 1:858)

Avaler du vin dans une cave, terme de Tonnelier, c'est le descendre dans la cave par le moyen du poulain. Voyez Avalage & Poulain.

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