ENCYCLOPÉDIE OU DICTIONNAIRE RAISONNÉ
DES SCIENCES, DES ARTS ET DES MÉTIERS

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"748"> des meilleurs remedes. Si on se met dans le fondement un petit morceau de lard lié avec un bout de fil, & qu'on l'y laisse quelque tems, on le retirera plein de vers. Les clysteres de décoction de gentiane produiront aussi un très - bon effet. On peut joindre à la gentiane l'aristoloche, la chicorée, la tanaise, la persicaire, l'arroche, & en faire une décoction avec de l'eau ou du vin blanc, à laquelle on ajoûtera un peu de confection d'hiera.

On donnera aux enfans le clystere suivant: feuilles de mauve & de violette, de chaque une poignée; de chou, une ou deux poignées; de graine de coriandre & de fenouil, de chaque deux dragmes; de fleurs de camomille & de petite centaurée, de chaque une petite poignée: faites une décoction du tout avec le lait: mettez fondre dans la colature une once de miel ou deux dragmes de confection d'hiera.

Hippocrate conseille de broyer la graine de l'agnuscastus avec un peu de fiel de boeuf, d'ajoûter un peu d'huile de cedre, & d'en faire un suppositoire avec de la laine grasse.

ASCENDANT (Page 1:748)

ASCENDANT, adj. m. est sur - tout en usage dans l'Astronomie & dans l'Astrologie. C'est de l'ascendant qu'en Astrologie l'on tire l'horoscope, c'est - à - dire, du degré de l'écliqtique qui se leve sur l'horison au moment de la naissance de quelqu'un. Voyez Horoscope. Les Astrologues prétendent que ce degré a une influence considérable sur la vie & sur la fortune du nouveau né, en lui donnant du penchant pour une chose plûtôt que pour une autre; mais on ne croit plus à ces chimeres.

L'ascendant s'appelle encore, dans le theme céleste de quelqu'un, la premiere maison, l'angle de l'orient, ou l'angle oriental, ou le significator vitoe. Voy. Maison, Theme, &c. On dit: telle plancte dominoit à son ascendant; Jupiter étoit à son ascendant, &c.

On prend ce terme dans un sens moral, pour marquer une certaine supériorité qu'un homme a quelquefois sur un autre, & par laquelle il le domine & le gouverne, sans qu'on puisse quelquefois en apporter de raison. Ainsi on dit un tel homme a un grand ascendant sur l'esprit d'un autre, pour dire, qu'il tourne cet esprit à son gré, & le détermine à ce qu'il veut.

Ascendant se dit, en Astronomie, des étoiles ou des degrés des cieux, &c. qui s'élevent sur l'horison dans quelque parallele à l'équateur. Voyez Lever & Horison.

Latitude ascendante, c'est la latitude d'une planete, lorsqu'elle est du côté du pole septentrional. Voyez Latitude.

Noeud ascendant, c'est le point de l'orbite d'une planete, où cette planete se trouve lorsqu'elle traverse l'écliptique pour s'avancer vers le nord. Voy. Orbite, Planete, &c.

On l'appelle aussi noeud septentrional, & on le distingue par ce caractere *W. Voyez Noeud, &c.

Signes ascendans, en Astronomie, ce sont ceux qui s'avancent vers le pole septentrional, & qui sont compris entre le point du ciel le plus bas, qui est le nadir, & le point du ciel le plus haut, qui est le zénith. Ces signes sont le Capricorne, le Verseau, les Poissons, le Bélier, le Taureau, les Gemeaux, &c. qui sont les signes que le soleil décrit en s'approchant de nous. Ils ne sont ascendans que pour notre hémisphere, & descendans pour l'autre. Si on entend par les signes ascendans ceux qui sont les plus proches du pole septentrional, alors ces signes seront le Bélier, le Taureau, les Gemeaux, le Cancer, le Lion, & la Vierge. Voy. Signe, Zénith, Nadir , &c. (O)

Ascendant (Page 1:748)

Ascendant, adj. n. en Anatomie, se dit des parties qui sont supposées prendre naissance dans une partie, & se terminer dans une autre, en s'approchant du plan horisontal du corps. Voyez Corps.

L'aorte ascendante, c'est le tronc supérieur de l'ar<cb-> tere qui fournit le sang à la tête. Voyez Aorte & Artere.

La veine cave ascendante est une grosse veine formée par la rencontre & la réunion des deux iliaques. Voyez Veine - cave.

Plusieurs des anciens Anatomistes l'ont appellée veine cave descendante, parce qu'ils s'imaginoient que le sang descendoit du foie par cette veine, pour fournir du sang aux parties qui sont au - dessous du diaphragme: mais les modernes ont démontré qu'elle avoit un usage tout - à - fait contraire, & qu'elle servoit à porter le sang des parties inférieures au coeur; d'où lui est venu son nom d'ascendante. (L)

Ascendans (Page 1:748)

Ascendans, adj. pl. pris sub. terme de Droit, sont les parens que nous comptons en remontant vers la souche commune, comme pere & mere, ayeuls, bisayeuls, &c.

Les premiers sont seuls hérities naturels de leurs enfans ou petits enfans qui n'ont point d'enfans.

Ils ont même, dans les pays de droit écrit, une légitime: mais ils n'en ont pas en pays coûtumier. Voyez Légitime. Ils partagent par têtes, & non par souches.

Les coûtumes sont fort différentes par rapport à la succession des ascendans. La plus grande partie néanmoins leur donnent les meubles & acquêts, & les freres & les soeurs n'y sont point appellés avec les ascendans: elles leur adjugent même les propres.

1°. Quand ils sont de l'estoc & ligne dont sont échus les héritages.

2°. Même sans être de l'estoc & ligne, mais simplement en qualité de plus proches parens, lorsque les parens de la ligne manquent.

3°. Dans le cas où un ascendant est donateur par contrat de mariage de l'héritage que le donataire a transmis à des enfans qui sont tous morts: car si le donataire étoit mort sans enfans, l'autre conjoint, quoique donateur, ne joüiroit pas du retour. Voyez Ayeul & Retour.

Dans quelques coûtumes, comme en particulier celle de Paris, les peres & meres succedent aussi à leurs enfans en usufruit seulement, aux immeubles acquis pendant la communauté du pere & de la mere, & avenu par le décès de l'un d'eux aux enfans, pourvû que l'enfant décédé n'ait laissé aucuns descendans, ni frere ou soeur du côté dont lesdits immeubles lui sont échûs. Cette succession s'étend aussi dans la coûtume de Paris aux ayeuls & ayeules.

Il n'y a aucune prérogative d'aînesse en faveur des mâles dans la succession des ascendans.

En pays de droit écrit, ils excluent les freres utérins & consanguins, & même les neveux qui sont conjoints des deux côtés: mais ils n'excluent pas les freres germains du défunt, lesquels succedent avec eux; & en ce cas la succession est divisée en autant de portions qu'il y a de têtes; chaque frere prend une part, & les ascendans prennent le surplus & le divisent entr'eux en deux parts, l'une pour les paternels, & l'autre pour les maternels, qui chacun entr'eux partagent la portion qui est échûe à leur ligne. Par exemple, s'il y a trois freres, un ayeul & une ayeule du côté paternel, chaque frere aura un sixieme, l'ayeul & l'ayeule paternel un sixieme & demi à eux deux; & l'ayeul maternel autant à lui seul que les deux autres. Voyez Ayeul.

Lorsqu'il y a des freres germains, les neveux conjoints des deux côtés dont le pere est décédé viennent à la succession du défunt, avec les freres & les ascendans: mais ils n'y viennent que par la représentation de leur pere, & par conséquent ils partagent par souches & non par têtes.

Par rapport à la part que prend une mere dans la succession de ses enfans, voyez à l'article Mere la teneur de l'édit des meres. [p. 749]

Dans les pays de droit écrit, les peres & les meres qui ont donné quelque chose entre - vifs à leurs enfans, succedent aux choses par eux données, lorsque les enfans donataires décedent sans enfans, non pas par droit de succession, mais par un autre droit qu'on appelle droit de retour. Voyez Retour. (H)

ASCENSION (Page 1:749)

ASCENSION, s. f. est proprement une élévation, ou un mouvement en - haut. Voyez Elévation.

C'est dans ce sens qu'on dit l'ascension des liqueurs dans les pompes, dans les tuyaux capillaires. Voyez Pompe, Tuyaux capillaires . (O)

Ascension (Page 1:749)

Ascension de la séve, (Jardinage.) Dans le nouveau système de l'opération de la séve, on ne parle plus de sa circulation; la séve, suivant M. Hales, descend dans les soirées fraîches & dans les tems de rosée, par les tuyaux longitudinaux du tronc de l'arbre, après qu'elle a monté jusqu'au faîte. Des expériences ont en partie établi ce système: on peut les consulter dans son livre de la Statique des végétaux, traduit de l'Anglois par M. de Buffon.

Le trop de séve transpire & s'évapore par les vaisseaux capillaires des feuilles. Voyez Seve. (K)

Ascension (Page 1:749)

Ascension, en Astronomie, est droite ou oblique. L'ascension droite du soleil ou d'une étoile, est le degré de l'équateur qui se leve avec le soleil ou avec l'étoile dans la sphere droite, à compter depuis le commencement d'Aries. Voyez Sphere. Ou c'est le degré & la minute de l'équateur, à compter depuis le commencement d'Aries, qui passe par le méridien avec le soleil, une étoile, ou quelqu'autre point du ciel. Voyez Soleil, Etoile.

On rapporte l'ascension droite au méridien, parce qu'il fait toûjours angle droit avec l'équinoctial, au lieu qu'il n'en est ainsi de l'horison que dans la sphere droite.

L'ascension droite est le contraire de la descension droite. Voyez Descension. Deux étoiles fixes qui ont la même ascension droite, c'est - à - dire, qui sont à la même distance du premier degré d'Aries, ou, ce qui revient au même, qui sont dans le même meridien, se levent en même tems dans la sphere droite, c'est - à - dire pour les peuples qui habitent l'équateur. Si elles ne sont pas dans le même méridien, l'intervalle de tems qui s'écoule entre leur lever, est la différence précise de leur ascension droite. Dans la sphere oblique où l'horison coupe tous les méridiens obliquement, différens points du méridien ne se levent ni ne se couchent jamais en même tems: ainsi deux étoiles qui sont sous le même méridien, ne se levent ni ne se couchent jamais en même tems pour ceux qui ont la sphere oblique, c'est - à - dire qui habitent entre l'équateur & le pole; & plus la sphere est oblique, c'est - à - dire plus on est près du pole, plus l'intervalle de tems qui est entre leur lever & leur coucher est grand. Voyez Lever, Coucher, &c.

L'arc de l'ascension droite d'une étoile est la portion de l'équateur, comprise entre le commencement d'Aries & le point de l'équateur qui passe au méridien.

Les Astionomes appellent aujourd'hui l'arc de l'ascension droite, ascension droite tout court; & c'est ainsi que nous l'appellerons dans la suite de cet article.

Pour avoir l'ascension droite du soleil, d'une étoile, &c. faites la proportion suivante: comme le rayon est au co - sinus de la déclinaison de l'astre, ainsi la tangente de la distance de Aries ou de Libra est à la tangente de l'ascension droite. Pour trouver la même chose méchaniquement par le globe, voyez Globe.

L'ascension oblique est un arc de l'équateur, compris entre le premier point d'Aries & le point de l'équateur, qui se leve en même tems que l'astre, dans la sphere oblique. Voyez Sphere.

L'ascension oblique se prend d'occident en orient, & elle est plus ou moins grande, selon la différente obliquité de la sphere.

La différence entre l'ascension droite & l'ascension oblique, s'appelle difference ascensionelle.

Pour trouver par la trigonométrie ou par le globe l'ascension oblique du soleil, voyez Ascensionel & Globe.

L'arc d'ascension oblique est une portion de l'horison comprise entre le commencement d'Aries & le point de l'équateur, qui se leve en même tems qu'une planete ou une étoile, &c. dans la sphere oblique. L'ascension oblique varie selon la latitude des lieux.

Réfraction d'ascension & descension. Voyez Réfraction.

M. le Monnier, dans sa théorie des cometes & ses institutions astronomiques, a donné la table suivante de l'ascension droite des principales étoiles. (O) [omission: table; to see, consult fac-similé version]

Ascension (Page 1:749)

Ascension se dit proprement de l'élévation miraculeuse de J. C. quand il monta au ciel en corps & en ame, en présence & à la vûe de ses Apôtres.

Tertullien fait une énumération succincte des différentes erreurs & hérésies que l'on a avancées sur l'Ascension du Sauveur. Ut & illi erubescant qui adfirmant carnem in coelis vacuam sensu ut vaginam, exempto Christo, sedere; aut qui carnem & animam tantumdem, aut tantummodo animam, carnem vero non jam.

Les Apellites pensoient que J. C. laissa son corps dans les airs: (S. Augustin dit, qu'ils prétendoient que ce fut sur la terre.) & qu'il monta sans corps au ciel: comme J. C. n'avoit point apporté de corps du ciel, mais qu'il l'avoit reçû des élémens du monde, ils soûtenoient qu'en retournant au ciel, il l'avoit restitué à ces élémens.

Les Seleuciens & les Hermiens croyoient que le corps de J. C. ne monta pas plus haut que le soleil, & qu'il y resta en dépôt: ils se fondoient sur ce passage des pseaumes; il a placé son tabernacle dans le soleil. S. Grégoire de Nazianze attribue la même opinion aux Manichéens.

Le jour de l'Ascension est une fête célébrée par l'Eglise dix jours avant la Pentecôte, en mémoire de l'Ascension de Notre - Seigneur. (G)

Ascension (Page 1:749)

* Ascension (isle de l'), dans l'Océan, entre l'Afrique & le Bresil, découverte en 1508 par Tristan d'Acugna le jour de l'Ascension. Le manque de bonne eau a empêché qu'on ne s'y établît. On l'appelle l

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