ENCYCLOPÉDIE OU DICTIONNAIRE RAISONNÉ
DES SCIENCES, DES ARTS ET DES MÉTIERS

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MARINE, | |PLANCHE XXIII. Signaux. (Page 24:1:11)

PLANCHE XXIII. Signaux.

Fig. 1. Pour appareiller Quand le général veut faire appareiller tous les vaisseaux de sa flotte pour faire voile, il donne le signal convenu dans l'ordre; celui que je donne ici est de deux fanaux ou lanternes attachées, l'une dans les haubans du grand hunier, & l'autre à celui de beaupré. Il ne faut pas compter le grand fanal de l'arriere, qui brûle en tout tems de nuit.

2. Pour distinguer les vaisseaux de nuit. Le général peut distinguer tous les vaisseaux de sa flotte pen - dant la nuit par un signal de correspondance, sui - vant l'ordre donné à chacun en particulier, qui avertit les officiers qui sont dessus, de faire telles & telles choses, ou de lui venir parler à son bord. [p. 1:12] Le signal ci - joint, que je donne, est une lanterne fichée au bâton de l'arriere.

3. Pour revirer. Revirer, c'est faire tourner un vais - seau par la manoeuvre des voiles & par le jeu du gouvernail. Cet ordre est ici donné par une lan - terne mise au bâton de l'arriere comme la précé - dente, & par une autre à l'un des haubans du mât de beaupré, avec un coup de canon tiré à poudre.

4. Pour mettre à la cape l'amure à stribord. Mettre à la cape ou à la tête, c'est faire tourner un vaisseau par le moyen du gouvernail, sur le rumb ou air de vent que l'on veut suivre; & l'amure à stribord, c'est de maintenir la direction de la route vers la droite du vaisseau. Le signal que je donne ici est une lanterne attachée au bâton de l'arriere, avec un coup de canon.

5. Pour mettre à la cape l'amure à bas - bord. Cette manoeuvre est la même que celle que je viens de décrire, à la différence que la route doit être dirigée vers la gauche du vaisseau. Le signal que je donne ici, est une lanterne qui est attachée dans les hau - bans du grand huiner; c'est la seconde partie du grand mât, & la troisieme partie qui suit, s'appelle mât du grand perroquet, & chaque partie à qui l'on donne aussi le nom de mât, a des échelles de cor - des, que les marins appellent haubans, qui servent à monter jusqu'au bâton du mât du grand perro - quet.

6. Pour mettre les voiles après la cape. La cape signi - fie la tête, la proue, l'avant, & l'éperon du vaisseau: mettre les voiles après la cape, c'est mettre la proue ou l'éperon d'un vaisseau sur un rumb de vent du compas ou de la boussole qui soit paral - lele à la quille du vaisseau: ce qui se fait par la disposition & la manoeuvre du gouvernail, & par celle des voiles, pour faire route sur quelques ob - jets qu'on veut suivre & attraper, qu on ne quitte point de vue, & que la cape ou la tête du vaisseau regarde toujours. Le signal, qui est joint ici, est un pavillon blanc, mis au bâton du mât du grand perroquet, avec deux coups de canon.

7. Pour un vaisseau incommodé. Vaisseau incommo - dé, se dit d'un vaisseau qui, lors d'un combat se trouve avoir perdu quelqu'un de ses mâts, ou qui est en danger de périr par la quantité d'eau qu'il fait par les trous des boulets de canon. Pour de - mander du secours, il se sert d'un signal convenu par l'ordre du général. Celui que je donne ici sont six lanternes ou fanaux, la premiere est attachée à l'un des haubans du grand mât, la seconde à l'un des haubans du grand hunier, la troisieme à l'un des haubans du mât de misaine, la quatrieme à l'un des haubans du hunier ou le troisieme mât de misaine, la cinquieme à l'un du mât d'artimon, ainsi que la sixieme à son mât de hune.

8. Pour la découverte de la terre ou de quelques dan - gers. Le capitaine d'un vaisseau qui apperçoit le premier une terre que l'on cherche, soit pour y faire une descente, soit que l'on craigne quelques dangers sur la côte, ou qu'il s'y trouve lui - même en péril, ne tarde pas d'en donner avis, par un signal pris d'après l'ordre. Celui que je donne ici est de quatre fanaux ou lanternes, la premiere est acrochée à l'un des haubans du grand mât, la se - conde à l'un des haubans de son grand hunier, la troisieme à l'un des haubans du mât de misaine, & la quatrieme au hunier d'artimon.

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