ENCYCLOPÉDIE OU DICTIONNAIRE RAISONNÉ
DES SCIENCES, DES ARTS ET DES MÉTIERS

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ARCHITECTURE ET PARTIES QUI EN DÉPENDENT. |PREMIERE PARTIE. |PLANCHE III. (Page 18:5:2)

PLANCHE III.

Des différentes especes de moulures.

La moulure A est une petite moulure qu'on appelle filet, reglet ou listeau, composé de deux lignes paralle - les, & qui se place entre les grandes moulures quarrées & circulaires, pour apporter de la variété aux différens membres des corniches.

La moulure B est une grande moulure quarrée appel - lée larmier; c'est la plus saillante de toutes les moulures de cette espece; elle se place alternativement entre les cimaises dans les corniches des entablemens. 1 est le lis - teau qui couronne ordinairement cette moulure. 2 est appellé la plate - bande de ce larmier. 3 est un congé qui unit la partie verticale de la plate - bande avec la saillie du listeau. 4 est un canal pratiqué ordinairement sous le so - phite ou plafond de cette moulure quarrée, lequel sert à écouler les eaux du ciel, qui tombent sur la saillie de ce membre saillant. C'est ce canal 4 qui a fait donner à cette moulure le nom de larmier ou gouttiere, parce qu'il fait écouler l'eau larme à larme, ou goutte à goutte de dessus la corniche à laquelle ce membre sert de cou - ronnement. 5 est un listeau qui éloigne le canal 4 de la face ou plate - bande 2, pour procurer à cette derniere une certaine solidité.

Les moulures C, D, sont des moulures appellées to - res, à l'usage de toutes les bases des ordres; celle D'se trace par un demi - cercle dont le centre 1 détermine la moitié de la hauteur de cette moulure; celle C, est un tore composé & tracé par les foyers 8 & 9, à dessein d'applatir sa partie supérieure, pour découvrir le listeau 7, qui couronne cette moulure, & que l'on suppose être élevé dans un édifice fort au - dessus de l'oeil du spectateur.

Les moulures E, F, sont appellées doucines, ran - gées dans la classe des moulures sinueuses ou ondulées; elles sont destinées aux cimaises des corniches. Celle E se trace par le moyen de deux triangles équilatéraux 1, 5, 3, & 3, 4, 2; celle F se trace par deux quarts de cer - cle, dont les points 4, 5, servent de foyers. Si dans cette moulure on ne veut pas faire les quarts de cercle égaux, on peut diviser la diagonale 1, 2, en neuf parties égales, & faire la portion 1, 3, de cinq neuviemes, & celle 3, 2, des quatre neuviemes restans, selon que cette moulure sera droite ou renversée, au - dessus ou au - dessous de l'oeil, &c. car il est bon de remarquer que chacune des moulures dont nous parlons, peuvent également s'em - ployer dans les parties supérieures ou inférieures des or - dres; telle, par exemple, que se remarque la doucine droite de la corniche marquée n, & la doucine renver - sée o de la base du piédestal de l'ordre ïonique de la pre - miere Planche. En général ces moulures ont autant de saillie que de hauteur.

Les moulures G, H, sont appellées talons, moulures qui ne different des deux précédentes, qu'en ce qu'elles sont tracées en sens contraire, c'est - à - dire que la portion concave des premieres est convexe dans celles - ci; de même pour les autres portions. Le talon G est décrit par deux triangles équilatéraux, dont les sommets 1, 2, servent de centres. Celui H est au contraire tracé par l'ex - trémité du rayon de deux demi - cercles marqués 6, 7, formant autant de perpendiculaires élevées sur la diago - nale 1, 2.

La moulure I est une scotie nommée rond creux ou nacelle; elle sert aux bases des ordres ïonique, corin - thien & composite pour faire opposition au tore qui est une moulure convexe, & avec celle dont nous par - lons, elle forme une agréable diversité, lorsqu'elles sont [p. 5:3] séparées par des listeaux, comme il s'en remarque à la base attique de la Planche VI. Cette moulure se trace de deux manieres; on appelle celle I, moderne, & celle de la Planche quatrieme, marquée K, antique. Pour tracer la moderne, il faut diviser sa hauteur & sa saillie en trois également; & du point 8, comme centre, décrire la pre - miere portion de cercle 1, 10; ensuite du point 9, som - met d'un triangle équilatéral, décrire la portion de cer - cle 10, 11; puis du point 11 au point 9, prolonger une oblique au point 12 qui, comme centre, servira à dé - crire la troisieme portion de cercle 11, 15; le reste de cette courbe se tracera à la main depuis 15 jusqu'à 2.

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